YOGĀCĀRA
योगाचार — « la pratique du yoga (spirituel) »
योगाचार — « la pratique du yoga (spirituel) »
ÉCOLE · INDE · MAH Ā Y Ā NA · ESPRIT SEUL DI-00085 YOGĀCĀRA योगाचार — « la pratique du yoga (spirituel) » Le Yog ā c ā ra est l’une des deux grandes écoles philosophiques du Mahāyāna indien, avec le Madhyamaka. Il soutient que l’expérience est « pensée seule » et analyse la conscience en profondeur, des maîtres Asa ṅ ga et Vasubandhu à l’Asie de l’Est. FONDATEURS Asa ṅ ga · Vasubandhu IDÉE pensée seule NOTIONS ā laya · trois natures TEXTES Yog ā c ā rabh ū mi · Mahāyānasa ṃ graha AIRE Inde · Tibet · Asie de l’Est RÔLE synthèse mahāy ā na
L’ESPRIT ET SES TRANSFORMATIONS
Le Yog ā c ā ra enseigne que les phénomènes que nous croyons extérieurs sont des constructions de l’esprit : « tout est pensée seule ». Naissance du génie d’Asa ṅ ga et Vasubandhu, il développa une analyse d’une grande finesse de la conscience et de ses transformations. Il compte parmi les grands courants de la pensée bouddhique. Le Yog ā c ā ra, ou « pratique du yoga spirituel », est l’une des deux grandes écoles philosophiques du Mahāyāna indien, avec le Madhyamaka. Il naît autour des IVe–Ve siècles, autour des frères Asa ṅ ga et Vasubandhu. Asa ṅ ga, inspiré selon la tradition par le bodhisattva Maitreya, composa des traités fondateurs comme le Yog ā c ā rabh ū mi. Vasubandhu, son frère, systématisa la doctrine de la « pensée seule » et développa l’analyse de la conscience. L’école se diffusa en Inde, puis au Tibet et en Asie de l’Est, où elle fut étudiée sous les noms de Cittam ā tra, Faxiang ou Hoss ō . Elle influença profondément la philosophie bouddhique. Sa transmission repose sur les traités, les commentaires et les lignées d’étude, notamment à N ā land ā et dans les grandes universités monastiques.
UNE ANALYSE DE L’ESPRIT
Le Yog ā c ā ra se distingue par l’analyse de la conscience : il décrit des niveaux profonds, dont la « conscience-trésor », et les transformations qui produisent l’expérience. Cette approche en fait une sorte de phénoménologie bouddhique d’une grande richesse.
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PENSÉE SEULE
Le Yog ā c ā ra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptim ā trat ā ). L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental. LA CONSCIENCE-TRÉSOR L’école décrit l’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience. Ce modèle explique la continuité du karma et la formation du monde intérieur.
LES TROIS NATURES
Toute expérience relève de trois natures : imaginée, dépendante et parfaitement accomplie. Les reconnaître dissout l’illusion.
LES TRANSFORMATIONS
Les sept consciences se transforment en sagesse ; la conscience-trésor devient le miroir de l’éveil, selon les traités de Vasubandhu. DEUX APPROCHES, UN BUT Le Yog ā c ā ra et le Madhyamaka se présentent parfois comme des voies complémentaires : analyse de l’esprit et analyse de la vacuité. Le Tibet les articula dans sa hiérarchie des écoles.
UN IDÉAL BODHISATTVA
Le Yog ā c ā ra s’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion, à travers les étapes du chemin du bodhisattva. Le Yog ā c ā rabh ū mi décrit ces étapes en détail.
UNE ÉCOLE VIVANTE
L’école nourrit longtemps les grandes universités indiennes, avant son déclin en Inde. Sa pensée se perpétua au Tibet et surtout en Asie de l’Est, dans le Faxiang et le Hoss ō . Elle compte parmi les héritages majeurs du bouddhisme.
LA PENSÉE SEULE
Le Yog ā c ā ra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptim ā trat ā ). L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental, ce qui déplace le problème de la libération au sein même de la conscience. CONSCIENCE-TRÉSOR ET TROIS NATURES L’école décrit l’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience. Toute expérience relève de trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — dont la reconnaissance dissout l’illusion et ouvre la voie.
LA PENSÉE SEULE
Le Yog ā c ā ra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptim ā trat ā ). L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental, ce qui déplace le problème de la libération au sein même de la conscience. L’école décrit l’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience. Ce modèle explique la continuité du karma et la formation du monde intérieur, et constitue l’un des apports majeurs de l’école. Toute expérience relève de trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — dont la reconnaissance dissout l’illusion. Le Yog ā c ā ra s’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion, à travers les étapes du chemin du bodhisattva. LES ENSEIGNEMENTS DU YOG Ā C Ā RA Le Yog ā c ā ra soutient que tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptim ā trat ā ). L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental ; il n’y a pas de monde extérieur indépendant. L’école décrit l’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances. Toute expérience relève de trois natures : imaginée, dépendante et parfaitement accomplie. La reconnaissance de ces natures dissout l’illusion et ouvre la voie de la libération. Le Yog ā c ā ra s’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion. Il compte parmi les deux grandes écoles philosophiques du bouddhisme du Nord.
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LES PRATIQUES
Méditation, analyse de la conscience, étude et cultes des vertus composent la pratique yog ā c ā ra, dans le cadre du Mahāyāna. La transformation de l’esprit par l’attention et la compréhension en est le ressort.
LES RITES
Les rituels mahāy ā na, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie des communautés yog ā c ā ra. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles. Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale. Les cultes de Maitreya, en lien avec la tradition, y sont fréquents. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands centres d’étude, en Inde et en Asie de l’Est, unissent marche et prière. Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
IVe–Ve s. — Asa ṅ ga et Vasubandhu. VIe–VIIe s. — commentaires. VIIe s. — Xuanzang et l’Asie de l’Est. Aujourd’hui — école étudiée.
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LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Yog ā c ā ra s’appuie sur le Yog ā c ā rabh ū mi, les traités d’Asa ṅ ga (Mahāyānasa ṃ graha, Abhidharmasamuccaya) et les œuvres de Vasubandhu, dont les Tri ṃ ś ik ā et Vi ṃ ś ik ā. S’y ajoutent les commentaires et les textes de l’école, transmis en sanskrit, chinois et tibétain.
REPÈRES
Yog ā c ā ra — École. Asa ṅ ga — Fondateur. Vasubandhu — Fondateur. ā laya — Conscience-trésor. Maitreya — Source.
NOTIONS CLÉS
Pensée seule — Vue. Trois natures — Analyse. Vijñ ā na — Conscience. Bodhisattva — Idéal. Vacuité — But.
LE GRAND VOYAGE
De l’Inde, le Yog ā c ā ra voyagea au Tibet et surtout en Asie de l’Est, où Xuanzang le transmit sous le nom de Faxiang. Sa pensée demeure étudiée dans le monde, tant par les bouddhistes que par les philosophes.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateurs. Asa ṅ ga, Vasubandhu. Sources. Maitreya (tradition). Diffusion. Xuanzang, Param ā rtha, les universités monastiques.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes yog ā c ā ra sont conservés en sanskrit, en chinois et en tibétain. Cette triple transmission fait leur richesse philologique et leur diffusion.
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RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Madhyamaka. Les deux grandes écoles du Mahāyāna indien se complètent et se discutent. Avec le Tath ā gatagarbha. Le Yog ā c ā ra dialogue avec les théories de la nature de bouddha. Avec l’Asie de l’Est. Il y fonde l’école Faxiang/Hoss ō .
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Yog ā c ā ra — École. Vijñaptim ā trat ā — Pensée seule. ā laya — Conscience-trésor. Trois natures — Analyse. Asa ṅ ga — Maître. Vasubandhu — Maître. Maitreya — Bodhisattva. Vijñ ā na — Conscience.
À RETENIR
Le Yog ā c ā ra, école majeure du Mahāyāna indien, soutient que l’expérience est « pensée seule » et analyse la conscience en profondeur. Fondé par Asa ṅ ga et Vasubandhu, il marqua le Tibet et l’Asie de l’Est.
MOTS ASSOCIÉS
Yog ā c ā ra · Asa ṅ ga · Vasubandhu · vijñaptim ā trat ā · ā laya-vijñ ā na · trois natures · Cittam ā tra · Maitreya
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : CITTAM Ā TRA · ASA Ṅ GA · VASUBANDHU · MADHY Ā NTAVIBH Ā GA · M Ā DHYAMAKA. Aliénor & Alain Delaporte-Digard