CITTAMĀTRA
चत्तमात्र · སེམས་ཙམ — « esprit seulement »
चत्तमात्र · སེམས་ཙམ — « esprit seulement »
DOCTRINE · INDE · MAH Ā Y Ā NA · ESPRIT SEUL DI-00088 CITTAMĀTRA चत्तमात्र · སེམས་ཙམ — « esprit seulement » Cittam ā tra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit. Cœur du Yog ā c ā ra, elle analyse la conscience et les projections qui font paraître un monde extérieur. ÉCOLE Yog ā c ā ra IDÉE vijñaptim ā trat ā NOTIONS ā laya · 3 natures TEXTES traités d’Asa ṅ ga et Vasubandhu AIRE Inde · Tibet · Asie de l’Est STATUT 3e roue
LE MONDE COMME ESPRIT
Cittam ā tra soutient que le monde que nous percevons n’est pas extérieur à l’esprit : il est projection, « esprit seulement ». Cette doctrine analyse la conscience et ses transformations, expliquant l’illusion d’un objet séparé. Elle est le cœur philosophique du Yog ā c ā ra. Cittam ā tra, « esprit seulement », est la doctrine centrale du Yog ā c ā ra, développée en Inde autour d’Asa ṅ ga et Vasubandhu, aux IVe–Ve siècles. Elle s’appuie aussi sur des s ū tras mahāy ā na. Elle soutient que tout ce qui apparaît — le monde, les objets, le soi — est de la nature de l’esprit, et qu’il n’existe pas de monde extérieur indépendant. L’école analyse la conscience pour expliquer cette apparence. Elle se diffusa au Tibet, où elle fut intégrée aux présentations des écoles, et surtout en Asie de l’Est, dans le Faxiang/Hoss ō , transmis par Xuanzang. Sa transmission repose sur les traités, les commentaires et l’étude, notamment dans les grandes universités monastiques.
UNE ANALYSE DE LA CONSCIENCE
La doctrine s’appuie sur une description précise des niveaux de conscience, dont la conscience-trésor, qui explique la continuité du karma. Cette analyse fait du Cittam ā tra une psychologie et une métaphysique à la fois.
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ESPRIT SEULEMENT
Cittam ā tra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit. Il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit. Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience. LA CONSCIENCE-TRÉSOR L’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience. Elle explique la continuité entre les vies. Cette notion est l’un des apports majeurs de l’école.
TROIS NATURES
La nature imaginée, la nature dépendante et la nature parfaitement accomplie décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion.
TROIS ROUES
La tradition tibétaine situe le Cittam ā tra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire des enseignements de la vacuité.
DEUX COURANTS
On distingue parfois un Cittam ā tra « vrai » et une lecture qui l’articule au Madhyamaka, selon les traditions. Le Tibet intégra ces débats dans sa hiérarchie des écoles.
VUE ET COMPASSION
La conscience de la nature mentale de l’expérience nourrit la compassion : les êtres souffrent d’illusions partagées. Le Cittam ā tra s’inscrit ainsi pleinement dans le Mahāyāna.
RAYONNEMENT
Par Xuanzang et ses disciples, le Cittam ā tra marqua profondément la pensée bouddhique chinoise, coréenne et japonaise. Il demeure une école vivante d’étude.
ESPRIT SEULEMENT
Cittam ā tra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit : il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit. Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience, et fonde une analyse précise des projections mentales. CONSCIENCE-TRÉSOR ET TROIS NATURES L’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience, expliquant la continuité entre les vies. Les trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion et nourrit la compassion.
ESPRIT SEULEMENT
Cittam ā tra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit : il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit. Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience, et fonde une analyse précise des projections mentales. L’ ā laya-vijñ ā na, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience, expliquant la continuité entre les vies. Cette notion est l’un des apports majeurs de l’école, reprise dans tout le bouddhisme mahāy ā na. Les trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion et nourrit la compassion. La tradition tibétaine situe le Cittam ā tra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire des enseignements de la vacuité. LES ENSEIGNEMENTS DU CITTAM Ā TRA Cittam ā tra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit. Il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit : le monde est projection de la conscience. L’ ā laya-vijñ ā na, conscience-trésor, conserve les traces des actes et explique la continuité des vies. Les trois natures — imaginée, dépendante, accomplie — décrivent le réel et sa transformation. La reconnaissance de ces natures libère de l’illusion et nourrit la compassion. La tradition tibétaine situe le Cittam ā tra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire de la vacuité. Il marqua le Tibet et surtout l’Asie de l’Est, où il fonda l’école Faxiang.
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LES PRATIQUES
Étude, méditation et observation des états de conscience composent la pratique cittam ā tra, dans le cadre du Mahāyāna. L’analyse des projections soutient la transformation de l’esprit.
LES RITES
Les rituels mahāy ā na, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles. Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes de la pratique. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale. Les cultes de Maitreya, lié à la tradition, y sont fréquents. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands centres d’étude unissent marche et prière. Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
IVe–Ve s. — Asa ṅ ga, Vasubandhu. VIIe s. — Xuanzang. VIIIe s. — Asie de l’Est. Aujourd’hui — étude vivante.
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LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Cittam ā tra s’appuie sur les traités d’Asa ṅ ga (Mahāyānasa ṃ graha), de Vasubandhu (Tri ṃ ś ik ā , Vi ṃ ś ik ā ) et sur des s ū tras mahāy ā na. S’y ajoutent les commentaires chinois et tibétains, qui prolongent la doctrine.
REPÈRES
Cittam ā tra — Esprit seul. ā laya — Conscience-trésor. Asa ṅ ga — Maître. Vasubandhu — Maître. Xuanzang — Diffuseur.
NOTIONS CLÉS
Vijñapti — Projection. Trois natures — Analyse. Karma — Traces. Bodhisattva — Idéal. Vacuité — But.
LE GRAND VOYAGE
De l’Inde, le Cittam ā tra se diffusa au Tibet et surtout en Asie de l’Est, où il fut transmis par Xuanzang sous le nom de Faxiang. Il demeure une école étudiée et discutée dans le monde.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateurs. Asa ṅ ga, Vasubandhu. Source. Maitreya (tradition). Diffusion. Xuanzang et l’Asie de l’Est.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les traités sont conservés en sanskrit, chinois et tibétain. Leur étude croisée éclaire la doctrine et son histoire.
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RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Yog ā c ā ra. Le Cittam ā tra en est la doctrine centrale. Avec le Madhyamaka. Les deux grandes vues du Mahāyāna se discutent et se complètent. Avec l’Asie de l’Est. Il y fonde l’école Faxiang/Hoss ō .
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Cittam ā tra — Esprit seul. Vijñaptim ā trat ā — Projection seule. ā laya — Conscience-trésor. Trois natures — Analyse. Vasubandhu — Maître. Asa ṅ ga — Maître. Xuanzang — Diffuseur. Vijñ ā na — Conscience.
À RETENIR
Cittam ā tra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit. Cœur du Yog ā c ā ra, elle analyse la conscience et les projections, et marqua le Tibet et l’Asie de l’Est.
MOTS ASSOCIÉS
Cittam ā tra · vijñaptim ā trat ā · ā laya-vijñ ā na · trois natures · Asa ṅ ga · Vasubandhu · Faxiang · Yog ā c ā ra
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : YOG Ā C Ā RA · ASA Ṅ GA · VASUBANDHU · MADHY Ā NTAVIBH Ā GA · M Ā DHYAMAKA. Aliénor & Alain Delaporte-Digard