BON
བོན — la religion bon du Tibet
བོན — la religion bon du Tibet
RELIGION · TIBET · ANTIQUE · PROXIMITÉ DU BOUDDHISME DI-00067 BON བོན — la religion bon du Tibet Le Bon est la religion autochtone du Tibet, antérieure au bouddhisme. Structuré en doctrines, rituels et monastères, il a longuement dialogué avec le bouddhisme, dont il partage désormais des formes proches. TRAITS rituels · cosmologie TEXTES canon bon FOYERS Tibet · Himalaya PROXIMITÉ bouddhisme RÔLE religion autochtone
LA RELIGION DU TIBET ANCIEN
Avant le bouddhisme, le Tibet avait ses prêtres, ses dieux et ses rites : le Bon, religion autochtone, structurait la vie spirituelle et politique. Au contact du bouddhisme, il se réforma, adopta des formes monastiques et développa un canon, tout en gardant sa spécificité. Il demeure une tradition vivante de l’Himalaya. Le Bon est la religion autochtone du Tibet, antérieure à l’arrivée du bouddhisme. Il reposait sur des prêtres, des rites, une cosmologie et des divinités liées au monde tibétain ancien. La tradition le rattache à un fondateur, Tönpa Shenrab, et à une révélation ancienne. Au fil des siècles, surtout à partir du VIIIe–XIe siècle, le Bon se réforma au contact du bouddhisme. Il développa alors des monastères, un clergé, un canon et des doctrines proches du bouddhisme, tout en conservant sa propre identité et ses divinités. Ses grands centres, comme Menri, devinrent des foyers d’étude. Sa transmission repose sur les lignées de prêtres et de lamas bon, les monastères et un corpus écrit propre, transmis jusqu’à aujourd’hui.
UN DIALOGUE MILLÉNAIRE
Le Bon et le bouddhisme se sont mutuellement influencés : emprunts doctrinaux, rituels et institutionnels, mais aussi polémiques et rivalités. Cette proximité fait du Bon l’un des interlocuteurs privilégiés du bouddhisme tibétain.
BON
COSMOLOGIE ET DIVINITÉS
Le Bon propose une cosmologie riche, peuplée de divinités, de mondes et de cycles, et une vision de l’âme et de sa destinée. Ses rites visent à harmoniser le monde humain avec ces forces.
DOCTRINES PROCHES
À partir du XIe siècle, le Bon développa des doctrines philosophiques proches du bouddhisme, notamment sur la vacuité et la nature de l’esprit. Il intégra aussi des pratiques de méditation et des enseignements de renoncement.
TÖNPA SHENRAB
Figure fondatrice selon la tradition bon, il est considéré comme le maître originel ayant révélé les enseignements et les rituels.
MENRI
Grand monastère bon, il devint le centre de la tradition réformée et de son clergé, en exil comme au Tibet.
RITUELS ET PRÊTRES
Le Bon accorde une grande importance aux rituels : offrandes, exorcismes, funérailles et cérémonies de protection, conduites par des prêtres spécialisés. Ces rites structurent la relation entre les vivants, les dieux et les morts.
MÉDITATION ET RENONCEMENT
Le Bon réformé développa des pratiques de méditation, de retraite et de renoncement, comparables à celles du bouddhisme. Une vie monastique s’y est établie, avec ses règles et ses centres.
ÉCRITURES
Le Bon possède son propre canon, réparti en catégories, avec des textes révélés, rituels et philosophiques, souvent transmis en tibétain classique. Ce corpus, transmis de longue date, fonde l’identité de la religion.
COSMOLOGIE ET DIVINITÉS
Le Bon propose une cosmologie riche, peuplée de divinités, de mondes et de cycles, et une vision de l’âme et de sa destinée. Ses rites visent à harmoniser le monde humain avec ces forces, dans une relation d’offrande, de protection et de réparation. RITUELS, PRÊTRES ET MÉDITATION Le Bon accorde une grande importance aux rituels : offrandes, exorcismes, funérailles et cérémonies de protection, conduites par des prêtres spécialisés. Sa tradition réformée développa aussi la méditation, la retraite et une vie monastique, avec des pratiques comparables à celles du bouddhisme.
COSMOLOGIE ET DIVINITÉS
Le Bon propose une cosmologie riche, peuplée de divinités, de mondes et de cycles, et une vision de l’âme et de sa destinée après la mort. Ses rites visent à harmoniser le monde humain avec ces forces, dans une relation d’offrande, de protection et de réparation. Le Bon accorde une grande importance aux rituels : offrandes, exorcismes, funérailles et cérémonies de protection, conduites par des prêtres spécialisés. Ces rites structurent la relation entre les vivants, les dieux et les morts, et font du prêtre bon un médiateur essentiel. Le Bon possède son propre canon, réparti en catégories, avec des textes révélés, rituels et philosophiques, souvent transmis en tibétain classique. Sa tradition réformée développa la méditation, la retraite et une vie monastique, avec des pratiques comparables à celles du bouddhisme.
LES ENSEIGNEMENTS DU BON
Le Bon enseigne une cosmologie riche, peuplée de divinités, de mondes et de cycles, et une vision de l’âme et de sa destinée après la mort. Il repose sur des rituels accomplis par des prêtres, visant à harmoniser le monde humain avec les forces divines. Sa tradition réformée développa un canon, un clergé monastique et des doctrines proches du bouddhisme, notamment sur la vacuité. Il cultive la méditation, la retraite et le renoncement, avec des pratiques comparables à celles du bouddhisme. Les funérailles et les rites pour les morts y tiennent une place centrale, comme dans tout l’Himalaya. Les maîtres bon transmettent les enseignements, les rituels et les divinités dans des lignées propres. Le Bon demeure une tradition vivante, distincte du bouddhisme mais proche de lui par son histoire.
BON
LES PRATIQUES
Rituels, offrandes, prières et méditation composent la pratique, sous la conduite des prêtres bon. Les retraites et les cérémonies de protection rythment la vie religieuse.
LES RITES
Les rites d’offrande, d’exorcisme, de guérison et de funérailles structurent la liturgie bon. Les cérémonies de protection et les danses rituelles y tiennent une place importante. Les funérailles et les rites pour les morts occupent une place centrale, comme dans les traditions himalayennes. Les fêtes et les célébrations rassemblent les communautés. Les prêtres bon conduisent ces rites selon un savoir transmis dans les lignées. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion aux divinités et aux maîtres structure la piété. Les pèlerinages vers les lieux sacrés bon, comme le mont Kailash, unissent marche et prière. Les retraites et les sessions de pratique composent la vie de certains fidèles.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
Tibet ancien — religion autochtone. VIIIe–XIe s. — réforme. XIVe s. — Menri. Aujourd’hui — tradition vivante.
BON
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le canon bon comprend des recueils de textes révélés, de rituels et de doctrines, transmis en tibétain. S’y ajoutent des biographies de maîtres et des traités. Ces textes, parfois proches des bouddhiques, gardent une identité propre.
REPÈRES
Bon — Religion. Tönpa Shenrab — Fondateur. Menri — Monastère. Kailash — Mont sacré. Canon — Textes.
NOTIONS CLÉS
Rituel — Pratique. Divinité — Culte. Cosmologie — Vision. Prêtre — Rôle. Himalaya — Aire.
LE GRAND VOYAGE
Le Bon s’est étendu dans tout l’Himalaya, où il demeure vivant, notamment chez les Tibétains et certains peuples de la région. Sa diaspora en a porté les institutions et les enseignements à l’étranger.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateur. Tönpa Shenrab (tradition). Maîtres. Les réformateurs et lamas bon. Institution. Le monastère de Menri.
LANGUES ET ÉCRITURES
Le Bon utilise le tibétain classique et une écriture propre (l’écriture bon), pour ses textes et ses rituels. Ce patrimoine écrit distingue la tradition.
BON
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le bouddhisme tibétain. Les échanges furent profonds, entre emprunts et rivalités. Avec les religions himalayennes. Le Bon partage rites et divinités avec les traditions locales. Avec le Nyingma. Des points communs, notamment dans les rituels et la cosmologie, rapprochent les deux traditions.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Bon — Religion. Tönpa Shenrab — Fondateur. Menri — Monastère. Kailash — Mont. Prêtre — Rôle. Canon — Textes. Rituel — Pratique. Himalaya — Aire.
À RETENIR
Le Bon est la religion autochtone du Tibet, antérieure au bouddhisme. Réformé au contact de celui-ci, il développa canon, clergé et monastères, tout en gardant sa spécificité. Il demeure vivant dans l’Himalaya.
MOTS ASSOCIÉS
Bon · Tönpa Shenrab · Menri · Kailash · Tibet · rituel · canon · Himalaya
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : NYINGMA · DZOGCHEN · BOUDDHISME TIBÉTAIN · TIBET · KAILASH. Aliénor & Alain Delaporte-Digard