NICHIREN SHŌSHŪ
⽇蓮正宗 — « la véritable école de Nichiren »
⽇蓮正宗 — « la véritable école de Nichiren »
NICHIREN SHŌSHŪ
- ⽇蓮正宗 —
- « la véritable école de Nichiren »
Le Nichiren Shōshū (日蓮正宗) est la branche du bouddhisme de Nichiren qui se réclame de la succession de Nikkō, disciple direct du fondateur. Son siège est le temple de Taiseki-ji, au pied du mont Fuji.
FONDATION XIIIe siècle
SIÈGE Taiseki-ji PRATIQUE daimoku OBJET gohonzon TEXTE Sūtra du Lotus MOUVEMENT ASSOCIÉ Sōka Gakkai (séparé en 1991)
LA LIGNÉE DE NIKKŌ
Le Nichiren Shōshū se distingue des autres écoles nichiren par sa fidélité à Nikkō, qu’il tient pour l’unique successeur légitime de Nichiren.
Son centre, le Taiseki-ji, conserve le gohonzon et organise le culte du daimoku. Au XXe siècle, il fut longtemps lié à la Sōka Gakkai, avant leur séparation.
Après la mort de Nichiren, Nikkō fonde sa propre lignée, qui deviendra le Nichiren Shōshū. Le temple de Taiseki-ji, fondé en 1288, en devient le siège et le principal lieu de pèlerinage.
UNE ÉCOLE ET UN MOUVEMENT
Longtemps lié à la Sōka Gakkai, le Nichiren Shōshūs’en sépara en 1991. Il demeure une école distincte, centrée sur le gohonzon de Taiseki- ji et la pratique du daimoku.
NICHIREN SHŌSHŪ
LE DAIMOKU ET LE GOHONZON
La pratique centrale est la récitation de Namu Myōhō Renge Kyō, le titre du Sūtra du Lotus, devant le gohonzon, mandala du Bouddha éternel.
L’HÉRITAGE DE NIKKŌ
Le Shōshū enseigne que Nichiren est le Bouddha de l’époque des temps derniers et que Nikkō en est le successeur. Cette lecture stricte de la lignée le distingue des autres branches.
LE KAIDAN
Le Shōshū reconnaît à Taiseki-ji le rôle de « grand kaidan » (plateforme d’ordination) du vrai enseignement.
LE BOUDDHA ÉTERNEL
Le gohonzon figure le Bouddha éternel révélé dans le chapitre essentiel du Sūtra du Lotus.
UNE PRATIQUE POUR LES TEMPS DERNIERS
Comme tout le courant nichiren, le Shōshū affirme que le daimoku est la pratique unique adaptée à l’époque des temps derniers.
NICHIREN
Nichiren, moine du XIIIe siècle, enseigna que le Sūtra du Lotus est la vérité ultime et que son nom, récité, sauve.
Sa vie, marquée par les persécutions, fit de lui une figure centrale de la dévotion de l’école.
LA PRATIQUE AUJOURD’HUI
L’école perpétue le daimoku et la vénération du Gohonzon, dans ses temples et communautés.
Elle met l’accent sur la conversion et la pratique quotidienne, au service de la paix et du bonheur.
LE SŪTRA DU LOTUS
L’école Nichiren Shōshū fait du Sūtra du Lotus le cœur de l’enseignement, tenu pour l’ultime de la prédication du Bouddha.
Selon sa lecture, le sūtra révèle le Bouddha éternel et ouvre l’éveil à tous les êtres.
LE DAIMOKU
La pratique centrale est la récitation du daimoku : Nam-myōhō-renge-kyō, qui exprime et fait recevoir la Loi merveilleuse.
Cette récitation, soutenue par la foi, est tenue pour suffisante à l’éveil dans le dernier âge du Dharma.
LA BUTSUDO ET L’OBJET DE VÉNÉRATION
Le daimoku s’adresse au Gohonzon, objet de vénération inscrit par Nichiren, au cœur de la Butsudo (salle de culte).
Cet objet central donne à la pratique une dimension à la fois dévotionnelle et méditative.
INSTITUTION ET PRATIQUE
L’école Nichiren Shōshū, fondée autour de la figure de Nichiren, structure la transmission, les temples et la formation des prêtres.
Elle perpétue une pratique exigeante de conversion et de vénération du Sūtra du Lotus.
L’école Nichiren Shōshū fait du Sūtra du Lotus l’enseignement ultime du Bouddha.
Elle vénère Nichiren, moine du XIIIe siècle, comme le grand réformateur du bouddhisme japonais.
La pratique centrale est la récitation du daimoku : Nam-myōhō-renge-kyō.
Cette récitation, soutenue par la foi, est tenue pour suffisante à l’éveil dans le dernier âge.
Le daimoku s’adresse au Gohonzon, objet de vénération inscrit par Nichiren.
La Butsudo, salle de culte, abrite cet objet central de la pratique.
L’école perpétue la transmission, les temples et la formation des prêtres.
Elle insiste sur la foi, la conversion et la pratique quotidienne.
Elle célèbre les fêtes du Bouddha et de Nichiren, et soutient la pratique des fidèles.
Elle compte parmi les courants bouddhiques japonais les plus actifs.
Elle met l’accent sur la transformation de la vie par la pratique du Lotus.
L’école insiste sur la foi en la Loi merveilleuse du Lotus.
Nichiren voyait dans le daimoku la pratique adaptée au dernier âge.
Les cérémonies et les réunions soutiennent la pratique des fidèles.
L’école demeure attachée à la transmission et à l’étude du sūtra.
L’école enseigne que chaque être porte la bouddhéité, révélée par le Lotus.
La pratique du daimoku s’accompagne de l’étude du sūtra.
Elle soutient l’engagement des fidèles dans la société et la paix.
NICHIREN SHŌSHŪ
LES PRATIQUES
Récitation du daimoku, lecture du Sūtra du Lotus, offices et pèlerinage à Taiseki-ji composent la vie religieuse. La transmission du gohonzon y tient une place centrale.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- 1222–1282 — Nichiren.
- 1288 — fondation de Taiseki-ji.
- XXe s. — lien puis séparation avec la Sōka Gakkai (1991).
- Aujourd’hui —
- école mondiale.
NICHIREN SHŌSHŪ
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
TEXTES MAJEURS
- Sūtra du Lotus —
- Texte central.
- Gosho —
- Écrits de Nichiren.
- Kaimokushō —
- Traité majeur.
- Écrits de Nikkō —
- Lignée.
NOTIONS CLÉS
- Daimoku —
- Titre du Lotus.
- Gohonzon —
- Mandala.
- Taiseki-ji —
- Siège.
- Kaidan —
- Lieu d’ordination.
LE GRAND VOYAGE
Le Nichiren Shōshūs’est diffusé hors du Japon, notamment après sa séparation de la Sōka Gakkai. Ses centres sont présents dans de nombreux pays, autour de la pratique du daimoku.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateur. Nichiren.
Lignée. Nikkō et les grands prêtres de Taiseki-ji.
Moderne. Les responsables de l’école et ses communautés.
LANGUES ET ÉCRITURES
L’école transmet en japonais les écrits de Nichiren et le Sūtra du Lotus en sino-japonais, avec le daimoku récité en langue sino-japonaise.
Des traductions accompagnent sa diffusion internationale.
NICHIREN SHŌSHŪ
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec la Nichiren-shū. D’autres branches du nichiren ne reconnaissent pas la primauté de Nikkō; les relations furent parfois tendues.
Avec la Sōka Gakkai. Le mouvement laïc, longtemps associé au Shōshū, s’en est séparé en 1991.
Avec le Tendai. Comme tout le courant nichiren, il se démarque du Tendai par la primauté exclusive du Lotus et du daimoku.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Nichiren Shōshū —
- École.
- Nikkō —
- Successeur.
- Taiseki-ji —
- Siège.
- Daimoku —
- Titre.
- Gohonzon —
- Mandala.
- Kaidan —
- Ordination.
À RETENIR
Le Nichiren Shōshū, branche du bouddhisme de Nichiren se réclamant de Nikkō, a son siège à Taiseki-ji. Il centre la pratique sur le daimoku et le gohonzon du Sūtra du Lotus.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
HONMON BUTSU.
Aliénor & Alain Delaporte-Digard