CITTAMĀTRA
चत्तमात्र · སེམས་ཙམ — « esprit seulement »
चत्तमात्र · སེམས་ཙམ — « esprit seulement »
CITTAMĀTRA
- चत्तमात्र · སེམས་ཙམ —
- « esprit seulement »
Cittamātra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit. Cœur du Yogācāra, elle analyse la conscience et les projections qui font paraître un monde extérieur.
ÉCOLE Yogācāra NOM esprit seulement IDÉE vijñaptimā tratā NOTIONSālaya · 3 natures TEXTES traités d’Asaṅga et Vasubandhu
AIRE Inde · Tibet · Asie de l’Est
STATUT 3e roue
LE MONDE COMME ESPRIT
Cittamātra soutient que le monde que nous percevons n’est pas extérieur à l’esprit : il est projection, « esprit seulement ».
Cette doctrine analyse la conscience et ses transformations, expliquant l’illusion d’un objet séparé.
Elle est le cœur philosophique du Yogācāra.
Cittamātra, « esprit seulement », est la doctrine centrale du Yogācāra, développée en Inde autour d’Asaṅga et Vasubandhu, aux IVe–Ve siècles. Elle s’appuie aussi sur des sūtras mahāyā na.
Elle soutient que tout ce qui apparaît — le monde, les objets, le soi — est de la nature de l’esprit, et qu’il n’existe pas de monde extérieur indépendant. L’école analyse la conscience pour expliquer cette apparence.
Elle se diffusa au Tibet, où elle fut intégrée aux présentations des écoles, et surtout en Asie de l’Est, dans le Faxiang/Hossō, transmis par Xuanzang.
Sa transmission repose sur les traités, les commentaires et l’étude, notamment dans les grandes universités monastiques.
UNE ANALYSE DE LA CONSCIENCE
La doctrine s’appuie sur une description précise des niveaux de conscience, dont la conscience-trésor, qui explique la continuité du karma.
Cette analyse fait du Cittamātra une psychologie et une métaphysique à la fois.
CITTAMĀTRA
ESPRIT SEULEMENT
Cittamātra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit. Il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit.
Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience.
LA CONSCIENCE-TRÉSOR
L’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience. Elle explique la continuité entre les vies.
Cette notion est l’un des apports majeurs de l’école.
TROIS NATURES
La nature imaginée, la nature dépendante et la nature parfaitement accomplie décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion.
TROIS ROUES
La tradition tibétaine situe le Cittamātra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire des enseignements de la vacuité.
DEUX COURANTS
On distingue parfois un Cittamātra « vrai » et une lecture qui l’articule au Madhyamaka, selon les traditions.
Le Tibet intégra ces débats dans sa hiérarchie des écoles.
VUE ET COMPASSION
La conscience de la nature mentale de l’expérience nourrit la compassion : les êtres souffrent d’illusions partagées.
Le Cittamātras’inscrit ainsi pleinement dans le Mahāyāna.
RAYONNEMENT
Par Xuanzang et ses disciples, le Cittamātra marqua profondément la pensée bouddhique chinoise, coréenne et japonaise.
Il demeure une école vivante d’étude.
ESPRIT SEULEMENT
Cittamātra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit : il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit.
Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience, et fonde une analyse précise des projections mentales.
CONSCIENCE-TRÉSOR ET TROIS NATURES
L’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience, expliquant la continuité entre les vies.
Les trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion et nourrit la compassion.
ESPRIT SEULEMENT
Cittamātra enseigne que ce qui apparaît comme extérieur est en fait une projection de l’esprit : il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit.
Cette vue déplace le problème de la libération au sein même de la conscience, et fonde une analyse précise des projections mentales.
L’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », conserve les traces des actes et produit l’expérience, expliquant la continuité entre les vies.
Cette notion est l’un des apports majeurs de l’école, reprise dans tout le bouddhisme mahāyāna.
Les trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — décrivent le réel ; les reconnaître libère de l’illusion et nourrit la compassion.
La tradition tibétaine situe le Cittamātra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire des enseignements de la vacuité.
LES ENSEIGNEMENTS DU CITTAMĀTRA
Cittamātra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit.
Il n’y a pas d’objet indépendant du sujet qui le perçoit : le monde est projection de la conscience.
L’ ālaya-vijñāna, conscience-trésor, conserve les traces des actes et explique la continuité des vies.
Les trois natures — imaginée, dépendante, accomplie — décrivent le réel et sa transformation.
La reconnaissance de ces natures libère de l’illusion et nourrit la compassion.
La tradition tibétaine situe le Cittamātra dans la « troisième roue » du Dharma, complémentaire de la vacuité.
Il marqua le Tibet et surtout l’Asie de l’Est, où il fonda l’école Faxiang.
CITTAMĀTRA
LES PRATIQUES
Étude, méditation et observation des états de conscience composent la pratique cittamātra, dans le cadre du Mahāyāna.
L’analyse des projections soutient la transformation de l’esprit.
LES RITES
Les rituels mahāyāna, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles.
Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes de la pratique. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale.
Les cultes de Maitreya, lié à la tradition, y sont fréquents.
DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES
La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands centres d’étude unissent marche et prière.
Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- IVe–Ve s. — Asaṅga, Vasubandhu.
- VIIe s. — Xuanzang.
- VIIIe s. — Asie de l’Est.
- Aujourd’hui —
- étude vivante.
CITTAMĀTRA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Cittamātras’appuie sur les traités d’Asaṅga (Mahāyā nasaṃ graha), de Vasubandhu (Triṃśikā, Viṃśikā) et sur des sūtras mahāyā na.
S’y ajoutent les commentaires chinois et tibétains, qui prolongent la doctrine.
REPÈRES
- Cittamātra —
- Esprit seul.
- ālaya —
- Conscience-trésor.
- Asaṅga —
- Maître.
- Vasubandhu —
- Maître.
- Xuanzang —
- Diffuseur.
NOTIONS CLÉS
- Vijñapti —
- Projection.
- Trois natures —
- Analyse.
- Karma —
- Traces.
- Bodhisattva —
- Idéal.
- Vacuité —
- But.
LE GRAND VOYAGE
De l’Inde, le Cittamātra se diffusa au Tibet et surtout en Asie de l’Est, où il fut transmis par Xuanzang sous le nom de Faxiang.
Il demeure une école étudiée et discutée dans le monde.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateurs. Asaṅga, Vasubandhu.
Source. Maitreya (tradition).
Diffusion. Xuanzang et l’Asie de l’Est.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les traités sont conservés en sanskrit, chinois et tibétain. Leur étude croisée éclaire la doctrine et son histoire.
CITTAMĀTRA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Yogācāra. Le Cittamātra en est la doctrine centrale.
Avec le Madhyamaka. Les deux grandes vues du Mahāyāna se discutent et se complètent.
Avec l’Asie de l’Est. Il y fonde l’école Faxiang/Hossō.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Cittamātra —
- Esprit seul.
- Vijñaptimā tratā —
- Projection seule.
- ālaya —
- Conscience-trésor.
- Trois natures —
- Analyse.
- Vasubandhu —
- Maître.
- Asaṅga —
- Maître.
- Xuanzang —
- Diffuseur.
- Vijñāna —
- Conscience.
À RETENIR
Cittamātra, « esprit seulement », est la doctrine selon laquelle tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit. Cœur du Yogācāra, elle analyse la conscience et les projections, et marqua le Tibet et l’Asie de l’Est.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Aliénor & Alain Delaporte-Digard