TRIPITAKA CORÉEN
대장경 · ⼤藏經 — le canon bouddhique coréen
대장경 · ⼤藏經 — le canon bouddhique coréen
TEXTE · CORÉE · CANON · TRIPI Ṭ AKA DI-00023
TRIPITAKA CORÉEN
대장경 · ⼤藏經 — le canon bouddhique coréen Le Tripitaka coréen ( 대장경 ) est le canon bouddhique conservé en Corée, notamment dans la célèbre édition gravée sur quelque 80 000 planches de bois (Palman Daejanggyeong), trésor national conservé à Haeinsa. AIRE Corée TRÉSOR Palman Daejanggyeong SUPPORT 80 000 planches de bois LIEU Haeinsa (Tripitaka Koreana) ÉDITIONS Goryeo · Joseon
PATRIMOINE UNESCO
LANGUE chinois classique 80 000 PLANCHES DE BOIS Le canon coréen atteint son apogée avec le Palman Daejanggyeong, gravé au XIIIe siècle sur environ 80 000 planches de bois, en vue de protéger le pays par le mérite. Conservées à Haeinsa, ces planches constituent l’une des plus remarquables entreprises d’édition de l’histoire bouddhique. Le canon bouddhique chinois est transmis en Corée dès les premiers siècles. Après une première édition de Goryeo détruite par l’invasion mongole, une nouvelle gravure est entreprise au XIIIe siècle : le Palman Daejanggyeong.
UN TRÉSOR NATIONAL
Conservées au temple de Haeinsa, les planches du canon sont vénérées comme un trésor spirituel et culturel, et classées au patrimoine mondial. Elles témoignent du rôle du bouddhisme dans l’identité coréenne.
LES ENSEIGNEMENTS
QU’EST-CE QU’UN CANON ? Le canon rassemble les textes reconnus comme autorité : s ū tras, vinaya et traités. Sa copie et sa gravure sont tenues pour des actes méritoires, qui protègent la communauté et le pays.
LE CANON COMME ACTE DE FOI
La gravure du canon n’est pas un simple travail savant : elle est un rituel de protection du royaume, entrepris sous de graves menaces. Le texte et le bois deviennent des supports de dévotion.
LE CHINOIS CLASSIQUE
Le canon coréen reprend le canon chinois, en chinois classique, mais il accueille aussi des œuvres coréennes et des commentaires locaux.
VALEUR ARTISTIQUE
La qualité de gravure et de conservation des planches en fait un chef-d’œuvre, étudié pour sa précision philologique.
MÉMOIRE ET IDENTITÉ
Le canon symbolise la continuité du bouddhisme coréen : véritable mémoire des textes, il relie l’époque de Goryeo au bouddhisme contemporain.
HAEINSA ET LA CONSERVATION
Les planches du canon sont conservées au temple de Haeinsa, dans un dépôt conçu pour les protéger de l’humidité et des insectes. Leur longévité témoigne du savoir-faire et de la dévotion des graveurs coréens.
LE CANON AUJOURD’HUI
Le Tripitaka coréen est étudié, vénéré et numérisé, et demeure un symbole de l’identité bouddhique et nationale. Il figure au registre Mémoire du monde de l’UNESCO.
LE CANON ET SON HISTOIRE
Le Tripitaka coréen rassemble le canon bouddhique en chinois classique, dans une entreprise d’une ampleur exceptionnelle. Il existe en plusieurs versions : la première, gravée au XIe siècle, et la seconde, réalisée au XIIIe siècle après les invasions mongoles.
LES PLANCHES ET LA GRAVURE
Les planches de bois — environ quatre-vingt mille — furent gravées avec un soin extrême : chaque caractère fut calligraphié, corrigé et vérifié. Conservées au temple de Haeinsa, elles demeurent l’un des témoignages les plus complets du canon bouddhique.
LE CANON ET LA PROTECTION DU PAYS
Selon la tradition, l’édition du canon visait à protéger la Corée contre les invasions, en s’appuyant sur la puissance du Dharma. Elle constitue aujourd’hui un patrimoine spirituel, culturel et national, inscrit au registre Mémoire du monde.
ÉTUDE ET PRATIQUE
Le canon sert à la formation des moines et à l’étude doctrinale, notamment du Seon et du Gyo. Sa présence rappelle le lien entre bouddhisme, identité nationale et mémoire du pays. Le Tripitaka coréen rassemble le canon bouddhique en chinois classique. Deux éditions principales existent, dont la seconde, gravée au XIIIe siècle après les invasions mongoles. Environ quatre-vingt mille planches de bois furent calligraphiées, corrigées et vérifiées avec un soin extrême. Conservées au temple de Haeinsa, elles demeurent l’un des témoignages les plus complets du canon. Selon la tradition, l’édition visait à protéger la Corée par la puissance du Dharma. Le canon sert à la formation des moines et à l’étude doctrinale. Il est inscrit au registre Mémoire du monde de l’UNESCO. Il demeure un symbole de l’identité bouddhique et nationale de la Corée. Les planches, toujours lisibles, témoignent du savoir-faire des graveurs coréens. Le canon fut gravé pour corriger les erreurs et unifier les textes. Sa réalisation mobilisa savants, calligraphes et graveurs. Il demeure une référence pour l’étude du bouddhisme d’Asie de l’Est. Les planches sont aujourd’hui numérisées et accessibles. Le canon servit aussi à affirmer l’unité de la tradition coréenne. Il demeure un trésor spirituel pour les bouddhistes d’Asie.
LE CANON ET LA PRATIQUE
Le canon sert à l’étude et à la récitation. Les moines de Haeinsa en perpétuent la mémoire, et les temples coréens y puisent les textes de leurs offices et de leurs retraites.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
XIe s. — première gravure (détruite). XIIIe s. — Palman Daejanggyeong. 1398 — transfert à Haeinsa. 1995 — patrimoine mondial. Aujourd’hui — conservation et mémoire.
TRIPITAKA CORÉEN
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
REPÈRES
Palman Daejanggyeong — Canon gravé. Haeinsa — Lieu de conservation. 80 000 planches — Support. Goryeo — Époque de gravure.
NOTIONS CLÉS
Tripitaka — Trois corbeilles. Mérite — Acte de foi. Canon — Autorité. Patrimoine — UNESCO.
LE GRAND VOYAGE
Le canon voyage de l’Inde à la Chine, puis de la Chine à la Corée. Sa gravure marque l’entrée du bouddhisme coréen dans la grande histoire des canons d’Asie de l’Est, à côté des canons chinois et tibétain.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Époques. Goryeo et Joseon. Lieu. Haeinsa et les temples coréens. Acteurs. Les moines graveurs et les écoles coréennes.
LANGUES ET ÉCRITURES
Le canon est en chinois classique, gravé en caractères chinois (hanja), avec quelques spécificités coréennes. La langue savante du bouddhisme coréen fut donc le chinois, tandis que le coréen portait la prédication et la dévotion.
TRIPITAKA CORÉEN
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le canon chinois. Le canon coréen en dérive, tout en accueillant des apports propres. Avec le Tripitaka Koreana de Haeinsa. Les planches elles-mêmes sont devenues un objet de pèlerinage et de fierté nationale. Avec l’étude. Le canon nourrit le dialogue du Seon et du Gyo.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Tripitaka — Trois corbeilles. Palman Daejanggyeong — Canon gravé. Haeinsa — Temple. Hanja — Caractères chinois. Mérite — Acte de foi. Patrimoine — UNESCO.
À RETENIR
Le Tripitaka coréen, sommé dans le Palman Daejanggyeong, rassemble le canon bouddhique gravé sur 80 000 planches, conservées à Haeinsa. Trésor spirituel et culturel, il incarne la mémoire du bouddhisme coréen.
MOTS ASSOCIÉS
Palman Daejanggyeong · Tripitaka Koreana · Haeinsa · canon · Goryeo · hanja · mérite · patrimoine mondial · Corée · bouddhisme coréen
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : HAEINSA · PALMAN DAEJANGGYEONG · TRIPITAKA KOREANA · KOREAN CANON · DÀZÀNGJ Ī NG · CANON · BOUDDHISME CORÉEN. Aliénor & Alain Delaporte-Digard