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Dictionnaire des Traditions Bouddhiques

TRADITION DE LA TERRE PURECHINOISE

浄⼟宗 — la Terre Pure chinoise (Jingtu)

浄⼟宗 — la Terre Pure chinoise (Jingtu)

Repères Fondamentaux

Fiche de Synthèse Doctrinale

NATURE
Tradition dévotionnelle chinoise
ORIGINE
ET TRANSMISSION

TRADITION · CHINE · JINGTU · AMITĀBHADI-00026

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TRADITION DE LA TERRE PURECHINOISE

浄⼟宗
—
la Terre Pure chinoise (Jingtu)

La tradition de la Terre Pure chinoise (Jingtu) fait d’Amitābha et de la récitation de son nom la voie du salut. Simple et ouverte à tous, elle devient dès les Tang l’un des courants les plus répandus de Chine.

BOUDDHA Amida (Āmítuó) PRATIQUE niànfó FIGURES Huiyuan · Tanluan · Daochuo · Shandao TEXTES Sūtras d’Amitābha ASSOCIATIONS Chan · Tiantai

AIRE Chine

TRAITS foi · invocation · renaissance

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LA VOIE DE L’INVOCATION

En Chine, la dévotion à Amitābha se développe autour de l’invocation du nom (niànfó) et du vœu de renaître en Terre Pure.

Simple, elle s’adresse à tous et se combine bientôt avec le Chan et le Tiantai, donnant au bouddhisme chinois tardif sa double pratique caractéristique.

Dès le IVe
—
Ve siècle, Huiyuan et sa communauté du mont Lu ouvrent la voie de la Terre Pure en Chine. Tanluan, Daochuo puis Shandao la systématisent, faisant du niànfó la pratique du salut.
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UNE TRADITION LARGEMENT RÉPANDUE

Aux Tang et après, la Terre Pure se diffuse dans toutes les couches de la société. Elle s’associe au Chan (double pratique), au Tiantai et au Huayan, et devient un trait dominant du bouddhisme chinois.

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LES ENSEIGNEMENTS

LE VŒU D’AMITĀBHA

Amitābhaa fait le vœu d’accueillir en sa Terre Pure ceux qui l’invoquent avec foi. La renaissance y offre les conditions de l’éveil, but de la voie dévotionnelle.

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LE NIÀNFÓ

La pratique est la récitation du nom d’Amitābha — « Āmítuófó » ou la formule NamoĀ mítuó fó. Portée avec foi, elle purifie l’esprit et assure la renaissance. Le niànfó chan en fit aussi un support de méditation.

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FOI ET PRATIQUE

La foi sincère et l’invocation suffisent ; ni érudition, ni ascèse ne sont requises, ce qui ouvrit la voie aux laïcs et aux humbles.

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DOUBLE PRATIQUE

Dès les Song, Chan et Terre Pure se soutiennent : assise et niànfó conjuguent éveil présent et renaissance future.

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LES NEUF DEGRÉS ET LA MORT

Les sūtras décrivent neuf degrés de renaissance, mais la foi ouvre la voie même aux plus faibles. La Terre Pure a profondément marqué les rites chinois de la mort.

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LES FÊTES ET LES RITES

Les communautés de la Terre Pure célèbrent les fêtes d’Amitābha et organisent des récitations collectives, parfois prolongées.

Les rites funéraires, orientés vers la renaissance en terre pure, y tiennent une grande place.

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LA TERRE PURE AUJOURD’HUI

Pratiquée par des millions de fidèles, la Terre Pure demeure l’une des voies les plus répandues du bouddhisme chinois.

Elle s’unit souvent au Chan et à d’autres pratiques, dans une synthèse souple et populaire.

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LE NIANFO

La pratique centrale est le nianfo : la récitation du nom d’Amitābha, soutenue par la foi et le vœu de renaître en terre pure.

Elle se pratique assis, debout, en marchant, ou en assemblée, selon les écoles et les communautés.

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LES PATRIARCHES CHINOIS

L’école de la Terre Pure reconnaît une succession de patriarches, de Huiyuan à Shandao, qui fixèrent la doctrine et la pratique.

Shandao, figure majeure, systématisa la dévotion et l’« autre-force » d’Amitābha.

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UNE VOIE POUR TOUS

La Terre Pure offre une voie accessible aux laïcs : pas besoin d’une longue ascèse, la foi et la récitation suffisent.

Cette simplicité fait sa diffusion immense, du village au temple, à travers la Chine.

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TERRE PURE ET CHAN

En Chine, la Terre Pure coexiste souvent avec le Chan, dans une pratique « jumelle » : méditation et récitation se soutiennent.

Cette complémentarité demeure l’un des traits du bouddhisme chinois.

La Terre Pure chinoise repose sur la foi en Amitābha et le vœu de renaître en Sukhāvatī.

La pratique centrale est le nianfo : la récitation du nom d’Amitābha.

Elle se pratique assis, debout, en marchant, ou en assemblée, selon les communautés.

L’école reconnaît une succession de patriarches, de Huiyuan à Shandao.

Shandao systématisa la dévotion et l’« autre-force » d’Amitābha.

Elle offre une voie accessible aux laïcs, sans longue ascèse.

En Chine, la Terre Pure coexiste souvent avec le Chan, dans une pratique « jumelle ».

Les fêtes d’Amitābha et les récitations collectives rassemblent les communautés.

Les rites funéraires, orientés vers la terre pure, y tiennent une grande place.

Pratiquée par des millions de fidèles, elle demeure l’une des grandes voies du bouddhisme chinois.

Le nianfo peut être récité en toute circonstance, au travail comme au repos.

Les maîtres insistent sur la sincérité de la foi et du vœu.

La Terre Pure s’unit souvent aux pratiques du Chan et du Vinaya.

Elle demeure l’une des voies les plus populaires du bouddhisme chinois.

Les communautés de la Terre Pure organisent des retraites de récitation.

La dévotion à Amitābha demeure vivante dans tout le bouddhisme chinois.

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LES PRATIQUES

Niànfó, lectures, offrandes, transfert de mérite et rites funéraires composent la pratique. Les assemblées de récitation du nom rassemblent les fidèles dans les temples et les foyers.

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REPÈRES CHRONOLOGIQUES

  1. IVe–Ve s. — Huiyuan.
  2. VIe s. — Tanluan, Daochuo.
  3. VIIe s. — Shandao.
Song
—
double pratique du Chan et de la Terre Pure.
Moderne
—
diffusion mondiale.
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TRADITION DE LA TERRE PURECHINOISE

LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE

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TEXTES MAJEURS

Sūtra d’Amitābha
—
Sukhāvatī vyūha.
Sūtra de la méditation
—
Visualisations.
Grand Sukhāvatī vyūha
—
Sūtralong.
Œuvres de Shandao
—
Doctrine.
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NOTIONS CLÉS

Niànfó
—
Invocation.
Āmítuó
—
Amitābha.
Terre Pure
—
Renaissance.
Mérite
—
Transfert.
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LE GRAND VOYAGE

La Terre Pure chinoise reçoit l’héritage indien, le traduit et l’adapte, puis le transmet au Japon, en Corée et au Vietnam. Elle devient le modèle des traditions dévotionnelles d’Asie de l’Est.

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FIGURES ET TRANSMISSIONS

Chine. Huiyuan, Tanluan, Daochuo, Shandao.

Postérité. Hōnen et Shinran au Japon (Jōdo, Jōdo Shinshū).

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LANGUES ET ÉCRITURES

Les sūtras d’Amitābha sont traduits en chinois et récités en sino-chinois ; le nom du bouddha se ditĀ mítuó. La diffusion japonaise en fit « Amida » et le nembutsu, illustrant la plasticité linguistique de la tradition.

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TRADITION DE LA TERRE PURECHINOISE

RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR

RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS

Avec le Chan. La double pratique du niànfó et de l’assise est un trait du bouddhisme chinois tardif.

Avec le Tiantai et le Huayan. La Terre Pure s’y intègre comme voie dévotionnelle, sans les supprimer.

Avec le Japon. Le Jingtu chinois est la source du Jōdo et du Jōdo Shinshū.

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VOCABULAIRE À CONNAÎTRE

Jingtu
—
Terre Pure (chinois).
Āmítuó
—
Amitābha.
Niànfó
—
Invocation.
Shandao
—
Maître.
Huiyuan
—
Fondateur.
Double pratique
—
Chan et niànfó.
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À RETENIR

La tradition de la Terre Pure chinoise (Jingtu), ouverte par Huiyuan et systématisée par Shandao, fait du niànfó et de la foi en Amitābha la voie du salut. Elle marqua durablement tout le bouddhisme d’Asie de l’Est.

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MOTS ASSOCIÉS

JingtuAmitābhaĀmítuóniànfóHuiyuanTanluanDaochuoShandaodouble pratiqueTerre PureJōdo
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RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE

TERRE PUREJINGTUNIANFOSŪTRA DE LA TERRE PURESHANDAOHUIYUANJŌDOCHAN ET TERRE PURE

NIANFO CHAN.

Aliénor & Alain Delaporte-Digard