MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
ासक · ཐལ་འགྱུར་བ — « l’usage du conséquent (prasaṅga) »
ासक · ཐལ་འགྱུར་བ — « l’usage du conséquent (prasaṅga) »
MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
- ासक · ཐལ་འགྱུར་བ —
- « l’usage du conséquent (prasaṅga) »
Le Madhyamaka prāsaṅgika est la branche du Madhyamaka qui refuse toute thèse propre et réfute les vues adverses par conséquences (prasaṅga). Candrakīrti en est la figure majeure ; elle domine au Tibet.
AIRE Tibet
RÔLE doctrine dominante
RÉFUTER SANS THÈSE
Le Prāsaṅgika refuse d’énoncer ses propres thèses : il se contente de montrer les contradictions des positions adverses, par conséquences.
Défendu par Candrakīrti, il devint la doctrine dominante du Madhyamaka au Tibet.
Il incarne une forme radicale de la voie du milieu.
Le Madhyamaka prāsaṅgika est l’une des deux branches du Madhyamaka, avec le svā tantrika. Il doit son nom à la méthode du « prasaṅga » : la réfutation par conséquences, sans énoncer de thèse propre.
- Sa figure majeure est Candrakīrti (VIe —
- VIIe siècle), dont les œuvres, notamment le Prasannapadā et le Madhyamakāvatāra, défendent cette approche contre le svā tantrika de Bhā viveka.
Au Tibet, après de longs débats, le Prāsaṅgikas’imposa comme la seule lecture authentique du Madhyamaka, notamment chez les Gelug, et devint la doctrine philosophique dominante.
Sa transmission repose sur les textes de Candrakīrti, les commentaires tibétains et l’enseignement des grands monastères.
UNE VOIE SANS THÈSE
Le Prāsaṅgika soutient que le Madhyamaka ne peut énoncer de thèse propre, sous peine de retomber dans une vue.
Il se borne donc à montrer les contradictions des adversaires, laissant la vacuité se révéler.
MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
LES ENSEIGNEMENTS
LA MÉTHODE PRĀSAṄ GIKA
La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne. Elle mine toute position essentialiste.
Cette approche veut éviter de remplacer une vue par une autre.
PAS DE THÈSE PROPRE
Pour Candrakīrti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive : il réfute seulement les extrêmes.
Cette radicalité distingue le Prāsaṅgika du Svā tantrika.
CANDRAKĪRTI
Grand maître du Prāsaṅgika, il réfuta le Svā tantrika et défendit la méthode des conséquences, faisant autorité au
Tibet.
BHĀVIVEKA
Représentant du Svā tantrika, il admettait des arguments autonomes : sa position servit de repoussoir au Prāsaṅgika.
LES DEUX VÉRITÉS
Le Prāsaṅgika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité.
Il évite ainsi le nihilisme, tout en refusant toute essence.
AU TIBET
Devenu doctrine dominante, le Prāsaṅgika structure la philosophie des Gelug et influence les autres écoles.
Les débats sur le Madhyamaka comptent parmi les grands moments de la pensée tibétaine.
UN SOMMET DU DÉBAT
Le Prāsaṅgika incarne une réflexion radicale sur la nature des vues et du langage.
Il compte parmi les contributions majeures de l’Inde à la philosophie.
LA MÉTHODE PRĀSAṄ GIKA
La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne : elle mine toute position essentialiste.
Pour Candrakīrti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive ; cette radicalité distingue le Prāsaṅgika du Svā tantrika.
LES DEUX VÉRITÉS ET LE DÉBAT
Le Prāsaṅgika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité, évitant ainsi le nihilisme tout en refusant toute essence.
Devenu doctrine dominante au Tibet, il structure la philosophie des Gelug et nourrit l’art du débat monastique.
LA MÉTHODE PRĀSAṄ GIKA
La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne : elle mine toute position essentialiste.
Pour Candrakīrti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive ; cette radicalité distingue le Prāsaṅgika du Svā tantrika.
Le Prāsaṅgika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité.
Il évite ainsi le nihilisme, tout en refusant toute essence, et maintient la valeur de la vie morale.
Devenu doctrine dominante au Tibet, le Prāsaṅgika structure la philosophie des Gelug et nourrit l’art du débat monastique.
Les débats sur le Madhyamaka comptent parmi les grands moments de la pensée tibétaine, et le Prāsaṅgika demeure une référence majeure.
LA VOIE PRĀSAṄ GIKA
Le Prāsaṅgika, branche du Madhyamaka, refuse toute thèse propre et réfute les vues adverses par conséquences (prasaṅga).
Pour Candrakīrti, le Madhyamaka n’a pas de position positive : il montre seulement les contradictions des extrêmes.
Il distingue la vérité conventionnelle, où causalité et éthique tiennent, et la vérité ultime, la vacuité.
Cette radicalité le distingue du Svā tantrika, qui admet des arguments autonomes.
Devenu dominant au Tibet, il structure la philosophie des Gelug.
Il nourrit l’art du débat monastique et la formation des moines.
Il compte parmi les sommets de la pensée bouddhique.
Le Prāsaṅgika réfute les vues adverses par conséquences, sans énoncer de thèse propre.
Candrakīrti en est la figure majeure, et sa lecture s’imposa au Tibet.
Il structure la philosophie des Gelug et l’art du débat monastique.
MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
LES PRATIQUES
Étude, méditation analytique et débat composent la pratique prāsaṅgika, au sein du Mahāyāna.
Le débat monastique, très développé au Tibet, en est une forme majeure.
LES RITES
Les rituels mahāyāna, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les communautés.
Les grands débats philosophiques et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale.
Les prières et les cultes accompagnent l’étude du milieu.
DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES
La dévotion aux maîtres et aux bouddhas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands monastères d’étude unissent marche et prière.
Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- IIe s. — Nāgā rjuna.
- VIe s. — Bhā viveka.
- VIIe s. — Candrakīrti.
- XIVe s. — Tsongkhapa.
- Aujourd’hui —
- doctrine centrale.
MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Prāsaṅgikas’appuie sur les œuvres de Candrakīrti, notamment le Madhyamakāvatāra et le Prasannapadā, et sur les traités de Nāgā rjuna.
S’y ajoutent les commentaires tibétains, surtout ceux de Tsongkhapa et de ses successeurs.
REPÈRES
- Prāsaṅgika —
- Branche.
- Candrakīrti —
- Maître.
- Prasaṅga —
- Méthode.
- Svā tantrika —
- Opposé.
- Tibet —
- Aire.
NOTIONS CLÉS
- Vacuité —
- Vue.
- Conséquence —
- Méthode.
- Deux vérités —
- Doctrine.
- Débat —
- Pratique.
- Thèse —
- Refus.
LE GRAND VOYAGE
Le Prāsaṅgika, développé en Inde, s’imposa au Tibet et devint la doctrine dominante du Madhyamaka, transmise jusqu’à aujourd’hui.
Il nourrit la philosophie bouddhique mondiale.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Figure majeure. Candrakīrti.
Adversaire. Bhā viveka (Svā tantrika).
Tibet. Tsongkhapa et les Gelug.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes prāsaṅgika sont conservés en sanskrit et en tibétain, et commentés dans les grandes universités monastiques. Leur étude forme encore les moines.
MĀDHYAMAKA PRĀSAṄ GIKA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Svā tantrika. Le Prāsaṅgikas’y oppose pour la méthode et la possibilité de thèses.
Avec les Gelug. Il devient leur lecture normative du Madhyamaka.
Avec le Yogācāra. Il critique la « pensée seule » comme une vue à réfuter.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Prāsaṅgika —
- Branche.
- Prasaṅga —
- Conséquence.
- Svā tantrika —
- Branche.
- Candrakīrti —
- Maître.
- Vacuité —
- Vue.
- Deux vérités —
- Doctrine.
- Nāgā rjuna —
- Fondateur.
- Débat —
- Pratique.
À RETENIR
Le Madhyamaka prāsaṅgika, branche du Madhyamaka défendue par Candrakīrti, refuse toute thèse propre et réfute par conséquences.
Devenu dominant au Tibet, il compte parmi les sommets de la pensée bouddhique.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Aliénor & Alain Delaporte-Digard