MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA
ासक · ཐལ་འགྱུར་བ — « l’usage du conséquent (prasa ṅ ga) »
ासक · ཐལ་འགྱུར་བ — « l’usage du conséquent (prasa ṅ ga) »
ÉCOLE · INDE · TIBET · MÉTHODE PR Ā SA Ṅ GIKA DI-00087 MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA ासक · ཐལ་འགྱུར་བ — « l’usage du conséquent (prasa ṅ ga) » Le Madhyamaka pr ā sa ṅ gika est la branche du Madhyamaka qui refuse toute thèse propre et réfute les vues adverses par conséquences (prasa ṅ ga). Candrak ī rti en est la figure majeure ; elle domine au Tibet. FIGURE Candrak ī rti MÉTHODE réfutation par conséquences OPPOSÉ sv ā tantrika TRAITS pas de thèse AIRE Tibet RÔLE doctrine dominante
RÉFUTER SANS THÈSE
Le Pr ā sa ṅ gika refuse d’énoncer ses propres thèses : il se contente de montrer les contradictions des positions adverses, par conséquences. Défendu par Candrak ī rti, il devint la doctrine dominante du Madhyamaka au Tibet. Il incarne une forme radicale de la voie du milieu. Le Madhyamaka pr ā sa ṅ gika est l’une des deux branches du Madhyamaka, avec le sv ā tantrika. Il doit son nom à la méthode du « prasa ṅ ga » : la réfutation par conséquences, sans énoncer de thèse propre. Sa figure majeure est Candrak ī rti (VIe–VIIe siècle), dont les œuvres, notamment le Prasannapad ā et le Madhyamak ā vat ā ra, défendent cette approche contre le sv ā tantrika de Bh ā viveka. Au Tibet, après de longs débats, le Pr ā sa ṅ gika s’imposa comme la seule lecture authentique du Madhyamaka, notamment chez les Gelug, et devint la doctrine philosophique dominante. Sa transmission repose sur les textes de Candrak ī rti, les commentaires tibétains et l’enseignement des grands monastères.
UNE VOIE SANS THÈSE
Le Pr ā sa ṅ gika soutient que le Madhyamaka ne peut énoncer de thèse propre, sous peine de retomber dans une vue. Il se borne donc à montrer les contradictions des adversaires, laissant la vacuité se révéler.
MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA
LES ENSEIGNEMENTS
LA MÉTHODE PR Ā SA Ṅ GIKA La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne. Elle mine toute position essentialiste. Cette approche veut éviter de remplacer une vue par une autre.
PAS DE THÈSE PROPRE
Pour Candrak ī rti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive : il réfute seulement les extrêmes. Cette radicalité distingue le Pr ā sa ṅ gika du Sv ā tantrika. CANDRAK Ī RTI Grand maître du Pr ā sa ṅ gika, il réfuta le Sv ā tantrika et défendit la méthode des conséquences, faisant autorité au Tibet. BH Ā VIVEKA Représentant du Sv ā tantrika, il admettait des arguments autonomes : sa position servit de repoussoir au Pr ā sa ṅ gika.
LES DEUX VÉRITÉS
Le Pr ā sa ṅ gika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité. Il évite ainsi le nihilisme, tout en refusant toute essence.
AU TIBET
Devenu doctrine dominante, le Pr ā sa ṅ gika structure la philosophie des Gelug et influence les autres écoles. Les débats sur le Madhyamaka comptent parmi les grands moments de la pensée tibétaine.
UN SOMMET DU DÉBAT
Le Pr ā sa ṅ gika incarne une réflexion radicale sur la nature des vues et du langage. Il compte parmi les contributions majeures de l’Inde à la philosophie. LA MÉTHODE PR Ā SA Ṅ GIKA La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne : elle mine toute position essentialiste. Pour Candrak ī rti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive ; cette radicalité distingue le Pr ā sa ṅ gika du Sv ā tantrika.
LES DEUX VÉRITÉS ET LE DÉBAT
Le Pr ā sa ṅ gika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité, évitant ainsi le nihilisme tout en refusant toute essence. Devenu doctrine dominante au Tibet, il structure la philosophie des Gelug et nourrit l’art du débat monastique. LA MÉTHODE PR Ā SA Ṅ GIKA La méthode consiste à tirer les conséquences absurdes des thèses adverses, sans affirmer la sienne : elle mine toute position essentialiste. Pour Candrak ī rti, le Madhyamaka n’a pas de thèse positive ; cette radicalité distingue le Pr ā sa ṅ gika du Sv ā tantrika. Le Pr ā sa ṅ gika développe la distinction entre vérité conventionnelle, où la causalité et l’éthique tiennent, et vérité ultime, la vacuité. Il évite ainsi le nihilisme, tout en refusant toute essence, et maintient la valeur de la vie morale. Devenu doctrine dominante au Tibet, le Pr ā sa ṅ gika structure la philosophie des Gelug et nourrit l’art du débat monastique. Les débats sur le Madhyamaka comptent parmi les grands moments de la pensée tibétaine, et le Pr ā sa ṅ gika demeure une référence majeure. LA VOIE PR Ā SA Ṅ GIKA Le Pr ā sa ṅ gika, branche du Madhyamaka, refuse toute thèse propre et réfute les vues adverses par conséquences (prasa ṅ ga). Pour Candrak ī rti, le Madhyamaka n’a pas de position positive : il montre seulement les contradictions des extrêmes. Il distingue la vérité conventionnelle, où causalité et éthique tiennent, et la vérité ultime, la vacuité. Cette radicalité le distingue du Sv ā tantrika, qui admet des arguments autonomes. Devenu dominant au Tibet, il structure la philosophie des Gelug. Il nourrit l’art du débat monastique et la formation des moines. Il compte parmi les sommets de la pensée bouddhique. Le Pr ā sa ṅ gika réfute les vues adverses par conséquences, sans énoncer de thèse propre. Candrak ī rti en est la figure majeure, et sa lecture s’imposa au Tibet. Il structure la philosophie des Gelug et l’art du débat monastique.
MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA
LES PRATIQUES
Étude, méditation analytique et débat composent la pratique pr ā sa ṅ gika, au sein du Mahāyāna. Le débat monastique, très développé au Tibet, en est une forme majeure.
LES RITES
Les rituels mahāy ā na, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les communautés. Les grands débats philosophiques et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale. Les prières et les cultes accompagnent l’étude du milieu. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion aux maîtres et aux bouddhas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands monastères d’étude unissent marche et prière. Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
IIe s. — N ā g ā rjuna. VIe s. — Bh ā viveka. VIIe s. — Candrak ī rti. XIVe s. — Tsongkhapa. Aujourd’hui — doctrine centrale.
MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Pr ā sa ṅ gika s’appuie sur les œuvres de Candrak ī rti, notamment le Madhyamak ā vat ā ra et le Prasannapad ā, et sur les traités de N ā g ā rjuna. S’y ajoutent les commentaires tibétains, surtout ceux de Tsongkhapa et de ses successeurs.
REPÈRES
Pr ā sa ṅ gika — Branche. Candrak ī rti — Maître. Prasa ṅ ga — Méthode. Sv ā tantrika — Opposé. Tibet — Aire.
NOTIONS CLÉS
Vacuité — Vue. Conséquence — Méthode. Deux vérités — Doctrine. Débat — Pratique. Thèse — Refus.
LE GRAND VOYAGE
Le Pr ā sa ṅ gika, développé en Inde, s’imposa au Tibet et devint la doctrine dominante du Madhyamaka, transmise jusqu’à aujourd’hui. Il nourrit la philosophie bouddhique mondiale.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Figure majeure. Candrak ī rti. Adversaire. Bh ā viveka (Sv ā tantrika). Tibet. Tsongkhapa et les Gelug.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes pr ā sa ṅ gika sont conservés en sanskrit et en tibétain, et commentés dans les grandes universités monastiques. Leur étude forme encore les moines.
MĀDHYAMAKA PRĀSA Ṅ GIKA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Sv ā tantrika. Le Pr ā sa ṅ gika s’y oppose pour la méthode et la possibilité de thèses. Avec les Gelug. Il devient leur lecture normative du Madhyamaka. Avec le Yog ā c ā ra. Il critique la « pensée seule » comme une vue à réfuter.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Pr ā sa ṅ gika — Branche. Prasa ṅ ga — Conséquence. Sv ā tantrika — Branche. Candrak ī rti — Maître. Vacuité — Vue. Deux vérités — Doctrine. N ā g ā rjuna — Fondateur. Débat — Pratique.
À RETENIR
Le Madhyamaka pr ā sa ṅ gika, branche du Madhyamaka défendue par Candrak ī rti, refuse toute thèse propre et réfute par conséquences. Devenu dominant au Tibet, il compte parmi les sommets de la pensée bouddhique.
MOTS ASSOCIÉS
Pr ā sa ṅ gika · Candrak ī rti · prasa ṅ ga · Sv ā tantrika · Bh ā viveka · Madhyamaka · vacuité · Tibet
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : M Ā DHYAMAKA · N Ā G Ā RJUNA · CANDRAK Ī RTI · TSONGKHAPA · VACUITÉ. Aliénor & Alain Delaporte-Digard