YOGĀCĀRA
योगाचार — « la pratique du yoga (spirituel) »
योगाचार — « la pratique du yoga (spirituel) »
YOGĀCĀRA
- योगाचार —
- « la pratique du yoga (spirituel) »
Le Yogācāra est l’une des deux grandes écoles philosophiques du Mahāyāna indien, avec le Madhyamaka. Il soutient que l’expérience est « pensée seule » et analyse la conscience en profondeur, des maîtres Asaṅga et Vasubandhu à l’Asie de l’Est.
AIRE Inde · Tibet · Asie de l’Est
RÔLE synthèse mahāyāna
L’ESPRIT ET SES TRANSFORMATIONS
Le Yogācāra enseigne que les phénomènes que nous croyons extérieurs sont des constructions de l’esprit :
« tout est pensée seule ».
Naissance du génie d’Asaṅga et Vasubandhu, il développa une analyse d’une grande finesse de la conscience et de ses transformations.
Il compte parmi les grands courants de la pensée bouddhique.
Le Yogācāra, ou « pratique du yoga spirituel », est l’une des deux grandes écoles philosophiques du Mahāyāna indien, avec le Madhyamaka.
- Il naît autour des IVe —
- Ve siècles, autour des frères Asaṅga et Vasubandhu.
Asaṅga, inspiré selon la tradition par le bodhisattva Maitreya, composa des traités fondateurs comme le Yogācā rabhūmi. Vasubandhu, son frère, systématisa la doctrine de la « pensée seule » et développa l’analyse de la conscience.
L’école se diffusa en Inde, puis au Tibet et en Asie de l’Est, où elle fut étudiée sous les noms de Cittamātra, Faxiang ou Hossō. Elle influença profondément la philosophie bouddhique.
Sa transmission repose sur les traités, les commentaires et les lignées d’étude, notamment à Nālandā et dans les grandes universités monastiques.
UNE ANALYSE DE L’ESPRIT
Le Yogācāra se distingue par l’analyse de la conscience : il décrit des niveaux profonds, dont la « conscience-trésor », et les transformations qui produisent l’expérience.
Cette approche en fait une sorte de phénoménologie bouddhique d’une grande richesse.
YOGĀCĀRA
PENSÉE SEULE
Le Yogācāra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptimā tratā).
L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental.
LA CONSCIENCE-TRÉSOR
L’école décrit l’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience.
Ce modèle explique la continuité du karma et la formation du monde intérieur.
LES TROIS NATURES
Toute expérience relève de trois natures : imaginée, dépendante et parfaitement accomplie. Les reconnaître dissout l’illusion.
LES TRANSFORMATIONS
Les sept consciences se transforment en sagesse ; la conscience-trésor devient le miroir de l’éveil, selon les traités de Vasubandhu.
DEUX APPROCHES, UN BUT
Le Yogācāra et le Madhyamaka se présentent parfois comme des voies complémentaires : analyse de l’esprit et analyse de la vacuité.
Le Tibet les articula dans sa hiérarchie des écoles.
UN IDÉAL BODHISATTVA
Le Yogācāras’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion, à travers les étapes du chemin du bodhisattva.
Le Yogācā rabhūmi décrit ces étapes en détail.
UNE ÉCOLE VIVANTE
L’école nourrit longtemps les grandes universités indiennes, avant son déclin en Inde. Sa pensée se perpétua au Tibet et surtout en Asie de l’Est, dans le Faxiang et le Hossō.
Elle compte parmi les héritages majeurs du bouddhisme.
LA PENSÉE SEULE
Le Yogācāra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptimā tratā).
L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental, ce qui déplace le problème de la libération au sein même de la conscience.
CONSCIENCE-TRÉSOR ET TROIS NATURES
L’école décrit l’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience.
Toute expérience relève de trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — dont la reconnaissance dissout l’illusion et ouvre la voie.
LA PENSÉE SEULE
Le Yogācāra soutient que ce que nous prenons pour un monde extérieur est en réalité une construction de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptimā tratā).
L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental, ce qui déplace le problème de la libération au sein même de la conscience.
L’école décrit l’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances et de l’expérience.
Ce modèle explique la continuité du karma et la formation du monde intérieur, et constitue l’un des apports majeurs de l’école.
Toute expérience relève de trois natures — imaginée, dépendante, parfaitement accomplie — dont la reconnaissance dissout l’illusion.
Le Yogācāras’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion, à travers les étapes du chemin du bodhisattva.
LES ENSEIGNEMENTS DU YOGĀCĀRA
Le Yogācāra soutient que tout ce qui apparaît est de la nature de l’esprit : « tout est pensée seule » (vijñaptimā tratā).
L’objet et le sujet sont des polarités nées d’un même flux mental ; il n’y a pas de monde extérieur indépendant.
L’école décrit l’ ālaya-vijñāna, « conscience-trésor », où s’accumulent les traces des actes, source des renaissances.
Toute expérience relève de trois natures : imaginée, dépendante et parfaitement accomplie.
La reconnaissance de ces natures dissout l’illusion et ouvre la voie de la libération.
Le Yogācāras’inscrit dans le Mahāyāna : il cultive l’esprit d’éveil, les vertus et la compassion.
Il compte parmi les deux grandes écoles philosophiques du bouddhisme du Nord.
YOGĀCĀRA
LES PRATIQUES
Méditation, analyse de la conscience, étude et cultes des vertus composent la pratique yogācāra, dans le cadre du Mahāyāna.
La transformation de l’esprit par l’attention et la compréhension en est le ressort.
LES RITES
Les rituels mahāyāna, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie des communautés yogācāra. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles.
Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale.
Les cultes de Maitreya, en lien avec la tradition, y sont fréquents.
DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES
La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands centres d’étude, en Inde et en Asie de l’Est, unissent marche et prière.
Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- IVe–Ve s. — Asaṅga et Vasubandhu.
- VIe–VIIe s. — commentaires.
- VIIe s. — Xuanzang et l’Asie de l’Est.
- Aujourd’hui —
- école étudiée.
YOGĀCĀRA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Yogācāras’appuie sur le Yogācā rabhūmi, les traités d’Asaṅga (Mahāyā nasaṃ graha, Abhidharmasamuccaya) et les œuvres de Vasubandhu, dont les Triṃśikā et Viṃśikā.
S’y ajoutent les commentaires et les textes de l’école, transmis en sanskrit, chinois et tibétain.
REPÈRES
- Yogācāra —
- École.
- Asaṅga —
- Fondateur.
- Vasubandhu —
- Fondateur.
- ālaya —
- Conscience-trésor.
- Maitreya —
- Source.
NOTIONS CLÉS
- Pensée seule —
- Vue.
- Trois natures —
- Analyse.
- Vijñāna —
- Conscience.
- Bodhisattva —
- Idéal.
- Vacuité —
- But.
LE GRAND VOYAGE
De l’Inde, le Yogācāra voyagea au Tibet et surtout en Asie de l’Est, où Xuanzang le transmit sous le nom de Faxiang.
Sa pensée demeure étudiée dans le monde, tant par les bouddhistes que par les philosophes.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateurs. Asaṅga, Vasubandhu.
Sources. Maitreya (tradition).
Diffusion. Xuanzang, Paramārtha, les universités monastiques.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes yogācāra sont conservés en sanskrit, en chinois et en tibétain. Cette triple transmission fait leur richesse philologique et leur diffusion.
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RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Madhyamaka. Les deux grandes écoles du Mahāyāna indien se complètent et se discutent.
Avec le Tathā gatagarbha. Le Yogācāra dialogue avec les théories de la nature de bouddha.
Avec l’Asie de l’Est. Il y fonde l’école Faxiang/Hossō.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Yogācāra —
- École.
- Vijñaptimā tratā —
- Pensée seule.
- ālaya —
- Conscience-trésor.
- Trois natures —
- Analyse.
- Asaṅga —
- Maître.
- Vasubandhu —
- Maître.
- Maitreya —
- Bodhisattva.
- Vijñāna —
- Conscience.
À RETENIR
Le Yogācāra, école majeure du Mahāyāna indien, soutient que l’expérience est « pensée seule » et analyse la conscience en profondeur.
Fondé par Asaṅga et Vasubandhu, il marqua le Tibet et l’Asie de l’Est.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Aliénor & Alain Delaporte-Digard