MĀDHYAMAKA
माध्यमक — « la voie du milieu »
माध्यमक — « la voie du milieu »
MĀDHYAMAKA
- माध्यमक —
- « la voie du milieu »
Le Madhyamaka est l’école de la « voie du milieu » fondée par Nāgā rjuna. Elle enseigne la vacuité de tous les phénomènes et évite les extrêmes de l’être et du non-être, au cœur de la philosophie du Mahāyāna.
IDÉE vacuité NOTIONS deux vérités · milieu TEXTES Mūlamadhyamakakārikā
BRANCHES Prāsaṅgika · Svā tantrika
AIRE Tibet · Asie de l’Est
ENTRE LES EXTRÊMES
Le Madhyamaka enseigne que tous les phénomènes sont vides d’existence propre : ni être ni non-être, ils dépendent de conditions.
Fondé par Nāgā rjuna, il évite les extrêmes et fonde la philosophie du Mahāyāna.
Il est l’un des sommets de la pensée bouddhique.
Le Madhyamaka, ou « voie du milieu », est fondé au IIe siècle par le philosophe indien Nāgā rjuna, auteur des Stances fondamentales du milieu (Mūlamadhyamakakārikā). Il s’inscrit dans le Mahāyāna naissant.
Nāgā rjuna y expose la vacuité (śūnyatā) de tous les phénomènes : rien n’existe par soi, tout dépend de conditions. Cette vue évite les extrêmes de l’éternalisme et du nihilisme.
Son discipleĀ ryadeva et de grands commentateurs, notamment Buddhapālita, Bhā viveka et Candrakīrti, développèrent l’école. Celle-ci se divisa en Prāsaṅgika et Svā tantrika.
Sa transmission irrigua le Tibet, où le Madhyamaka devint central, et influença l’Asie de l’Est. Il demeure une référence de la philosophie bouddhique.
LA VACUITÉ
« Vide » ne signifie pas « inexistant », mais « dépourvu d’existence propre ». Les phénomènes existent comme dépendances, sans essence fixe.
Cette vue est le cœur du Madhyamaka et de tout le Mahāyāna.
MĀDHYAMAKA
LA VACUITÉ
Le Madhyamaka enseigne la vacuité de tous les phénomènes : privés d’existence propre, ils naissent de conditions. Ni être ni non-être, ils sont « vides ».
Cette vue libère des extrêmes et dissout l’attachement.
LES DEUX VÉRITÉS
L’école distingue la vérité conventionnelle, celle du monde quotidien, et la vérité ultime, la vacuité. Les deux se tiennent.
Comprendre leur relation évite de nier le monde ou de s’y attacher.
NĀGĀ RJUNA
Fondateur de l’école, ses stances et ses traités, notamment les Stances du milieu, fondent la philosophie de la vacuité.
CANDRAKĪRTI
Grand commentateur, il défend la branche prāsaṅgika et sa méthode de réfutation par conséquences, devenue centrale au Tibet.
LA VOIE DU MILIEU
Le « milieu » désigne l’évitement des extrêmes : ni affirmer une essence, ni nier la causalité et l’éthique.
Cette position évite l’éternalisme et le nihilisme.
LA COPRODUCTION
Nāgā rjuna analyse la coproduction conditionnée : les phénomènes naissent en dépendance, sans cause première ni hasard.
Cette analyse fonde la vacuité et la compassion.
ÉCOLE ET BRANCHES
Le Madhyamaka se divisa en Prāsaṅgika, méthode de réfutation par conséquences, et Svā tantrika, qui admet des arguments autonomes.
Ces branches se développèrent surtout au Tibet, où elles furent longuement débattues.
LA VACUITÉ
Le Madhyamaka enseigne la vacuité de tous les phénomènes : privés d’existence propre, ils naissent de conditions. Ni être ni non-être, ils sont « vides ».
« Vide » ne signifie pas « inexistant », mais « dépourvu d’essence fixe » : cette vue dissout les extrêmes et libère de l’attachement.
LES DEUX VÉRITÉS ET LA COPRODUCTION
L’école distingue la vérité conventionnelle, celle du monde quotidien, et la vérité ultime, la vacuité ; les deux se tiennent, et comprendre leur relation évite de nier le monde ou de s’y attacher.
Nāgā rjuna analyse la coproduction conditionnée : les phénomènes naissent en dépendance, sans cause première ni hasard, ce qui fonde à la fois la vacuité et la compassion.
LA VACUITÉ
Le Madhyamaka enseigne la vacuité de tous les phénomènes : privés d’existence propre, ils naissent de conditions.
« Vide » ne signifie pas « inexistant », mais « dépourvu d’essence fixe » : cette vue dissout les extrêmes et libère de l’attachement.
L’école distingue la vérité conventionnelle, celle du monde quotidien, et la vérité ultime, la vacuité ; les deux se tiennent.
Comprendre leur relation évite de nier le monde ou de s’y attacher, et fonde une éthique sans naïveté.
Nāgā rjuna analyse la coproduction conditionnée : les phénomènes naissent en dépendance, sans cause première ni hasard.
Cette analyse fonde à la fois la vacuité et la compassion : voir l’interdépendance, c’est comprendre que les êtres ne peuvent être séparés les uns des autres.
LES ENSEIGNEMENTS DU MADHYAMAKA
Le Madhyamaka enseigne la vacuité : tous les phénomènes, privés d’existence propre, naissent de conditions.
« Vide » ne signifie pas « inexistant », mais « dépourvu d’essence fixe » ; cette vue dissout les extrêmes.
L’école distingue la vérité conventionnelle et la vérité ultime, qui se tiennent l’une l’autre.
Nāgā rjuna analyse la coproduction conditionnée : rien ne naît sans conditions, ni par hasard.
Cette analyse fonde à la fois la vacuité et la compassion : les êtres sont interdépendants.
Le Madhyamaka se divise en Prāsaṅgika et Svā tantrika, selon la méthode de réfutation.
Il est central au Tibet et influent en Asie de l’Est.
MĀDHYAMAKA
LES PRATIQUES
Étude, méditation analytique et contemplation de la vacuité composent la pratique madhyamaka, dans le cadre du Mahāyāna.
Les vertus du bodhisattva l’accompagnent.
LES RITES
Les rituels mahāyāna, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie des communautés. Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles.
Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale.
Les débats philosophiques comptent parmi les pratiques caractéristiques de l’étude madhyamaka.
DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES
La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands centres d’étude, en Inde et au Tibet, unissent marche et prière.
Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- IIe s. — Nāgā rjuna.
- IIIe s. — Āryadeva.
- VIe–VIIe s. — Candrakīrti.
- Aujourd’hui —
- école centrale.
MĀDHYAMAKA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Madhyamaka s’appuie sur les Stances fondamentales du milieu de Nāgā rjuna, ses autres traités et les commentaires d’ Āryadeva, Buddhapālita, Bhā viveka et Candrakīrti.
S’y ajoutent les traités tibétains et est-asiatiques qui prolongent la tradition.
REPÈRES
- Nāgā rjuna —
- Fondateur.
- Śūnyatā —
- Vacuité.
- Deux vérités —
- Doctrine.
- Prāsaṅgika —
- Branche.
- Candrakīrti —
- Commentateur.
NOTIONS CLÉS
- Vacuité —
- Vue.
- Milieu —
- Voie.
- Dépendance —
- Naissance.
- Extrêmes —
- Éviter.
- Compassion —
- Pratique.
LE GRAND VOYAGE
De l’Inde, le Madhyamaka se diffusa au Tibet, où il devint l’une des doctrines clés, et en Asie de l’Est, où il nourrit l’école Sanlun.
Il demeure au cœur de la philosophie bouddhique mondiale.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Fondateur. Nāgā rjuna.
Commentateurs. Āryadeva, Buddhapālita, Bhā viveka, Candrakīrti.
Diffusion. Le Tibet et l’Asie de l’Est.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes madhyamaka sont conservés en sanskrit, en tibétain et en chinois. Cette triple transmission permet une étude comparée du corpus.
MĀDHYAMAKA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Yogācāra. Les deux grandes écoles du Mahāyāna indien se complètent et se discutent.
Avec le Tathā gatagarbha. Le Madhyamaka dialogue avec les théories de la nature de bouddha.
Avec le Vajrayāna. La vacuité est intégrée à la pratique tantrique.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Madhyamaka —
- Voie du milieu.
- Śūnyatā —
- Vacuité.
- Deux vérités —
- Doctrine.
- Prāsaṅgika —
- Branche.
- Svā tantrika —
- Branche.
- Nāgā rjuna —
- Fondateur.
- Candrakīrti —
- Maître.
- Dépendance —
- Naissance.
À RETENIR
Le Madhyamaka, école de la « voie du milieu » fondée par Nāgā rjuna, enseigne la vacuité de tous les phénomènes et évite les extrêmes. Au cœur du Mahāyāna, il est central au Tibet et influent en Asie de l’Est.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Aliénor & Alain Delaporte-Digard