SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
लावतारसूत्र — « le sūtra de la descente à Laṅkā »
लावतारसूत्र — « le sūtra de la descente à Laṅkā »
SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
- लावतारसूत्र —
- « le sūtra de la descente à Laṅkā »
Le Sūtra de Laṅkā vatāra est un sūtra mahāyā na majeur, enseignant l’« esprit seul », la non-dualité et la nature de bouddha. Il influença le Yogācāra, le Chan/Zen et le bouddhisme tibétain.
ÉCOLE Mahāyāna IDÉE esprit seul LIEU Laṅkā (Ceylan) TRAITS tathā gatagarbha MAÎTRE Mahāmati INFLUENCE Yogācāra · Chan TRADUCTION Guṇ abhadra · Xuanzang
LA DESCENTE À LAṄKĀ
Le sūtra narre l’enseignement du Bouddha sur l’île de Laṅkā, exposant l’« esprit seul » et la non-dualité.
Il unit la doctrine de la conscience, la nature de bouddha et la vacuité, dans un dialogue profond.
Il inspira le Yogācāra, le Chan/Zen et le bouddhisme tibétain.
Le Sūtra de Laṅkā vatāra, « descente à Laṅkā », est un sūtra mahāyā na composé en Inde. Il présente le Bouddha enseignant, sur l’île de Laṅkā, au bodhisattva Mahāmati et à une assemblée.
Il expose l’« esprit seul », la nature de bouddha (tathā gatagarbha), la non-dualité et la vacuité, en mêlant métaphysique, psychologie et pratique. Sa profondeur en fait un texte difficile et vénéré.
Il fut traduit plusieurs fois en chinois, notamment par Guṇ abhadra et Xuanzang, et en tibétain. Il influença le Yogācāra, l’école Chan/Zen et le bouddhisme tibétain.
Sa transmission repose sur les traductions, les commentaires et l’étude, dans les traditions savantes du Mahāyāna.
UN SŪTRA PROFOND
Le Laṅkā vatāra est réputé pour sa difficulté, mais aussi pour sa richesse : il articule les grandes vues du Mahāyāna.
Il est médité et commenté depuis des siècles.
SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
L’ESPRIT SEUL
Le sūtra enseigne que le monde n’est rien d’autre que l’esprit : les phénomènes sont des projections de la conscience.
Cette doctrine rejoint le Yogācāra dont le sūtra est une source.
LA NATURE DE BOUDDHA
Le Laṅkā vatāra développe le tathā gatagarbha : chaque être porte en lui la nature éveillée.
L’éveil consiste à la reconnaître, au-delà des constructions mentales.
LA NON-DUALITÉ
- Le sūtra enseigne que les oppositions —
- être et non-être, soi
- et autre —
- sont des constructions de l’esprit, sans réalité
ultime.
MAHĀ MATI
Bodhisattva interlocuteur, il pose au Bouddha les questions qui structurent l’enseignement du sūtra.
AU-DELÀ DU LANGAGE
L’ultime ne peut être saisi par les mots ni les concepts : l’éveil dépasse le discours.
Cette insistance a marqué le Chan et le Zen.
LE CHEMIN DU BODHISATTVA
Le sūtra décrit les étapes et les vertus du bodhisattva, jusqu’à l’éveil.
Il unit doctrine et pratique.
UNE INFLUENCE DURABLE
Source du Yogācāra et inspirateur du Chan/Zen, le Laṅkā vatāra joua un rôle central dans l’histoire du bouddhisme.
Il nourrit aussi la pensée tibétaine.
L’ESPRIT SEUL
Le sūtra enseigne que le monde n’est rien d’autre que l’esprit : les phénomènes sont des projections de la conscience.
Cette doctrine rejoint le Yogācāra, dont le Laṅkā vatāra est une des sources majeures, et déplace la libération au cœur de la conscience.
LA NATURE DE BOUDDHA
Le Laṅkā vatāra développe le tathā gatagarbha : chaque être porte en lui la nature éveillée.
L’éveil consiste à la reconnaître, au-delà des constructions mentales, et à la laisser se manifester dans l’expérience.
AU-DELÀ DU LANGAGE
L’ultime ne peut être saisi par les mots ni les concepts : l’éveil dépasse le discours.
Cette insistance a profondément marqué le Chan et le Zen, qui y puisent leur méfiance envers les seules spéculations.
Le sūtra décrit les étapes et les vertus du bodhisattva, jusqu’à l’éveil, unissant doctrine et pratique.
Source du Yogācāra et inspirateur du Chan/Zen, il nourrit aussi la pensée tibétaine, et compte parmi les grands sūtras du bouddhisme du Nord.
Le Laṅkā vatāra unit la doctrine de l’esprit seul et celle du tathā gatagarbha, la nature de bouddha présente en tout être.
Cette synthèse influença profondément le Yogācāra et les débats tibétains sur la nature de l’éveil.
Le sūtrafut particulièrement étudié par les premiers maîtres du Chan, notamment dans la lignée de Bodhidharma.
Son insistance sur l’expérience au-delà du langage a nourri la vision du Chan et du Zen, et compte parmi leurs sources majeures.
Le Laṅkā vatāra développe l’« esprit seul » : le monde est une projection de la conscience, dont il faut comprendre la nature.
Il y joint le tathā gatagarbha, la nature de bouddha présente en tout être, à reconnaître au-delà des constructions mentales.
L’éveil y est présenté comme un retour à la source, au-delà des mots et des catégories, où cesse l’agitation du mental.
Le sūtra décrit aussi les étapes et les vertus du bodhisattva, unissant doctrine, méditation et conduite.
Source du Yogācāra et inspirateur du Chan, il compte parmi les grands sūtras de la conscience et de l’éveil.
Le sūtra insiste sur la pratique et l’expérience intérieure, au-delà des spéculations et des mots.
Il fut traduit plusieurs fois en chinois et étudié par les maîtres du Chan, dont Bodhidharma.
Sa synthèse de la conscience et de la nature de bouddha nourrit encore la pensée mahāyāna.
SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
LES PRATIQUES
Étude, méditation et contemplation de la non-dualité composent la pratique inspirée du sūtra.
L’observation de l’esprit en est le cœur.
LES RITES
Les rituels mahāyāna, les offrandes, les récitations et les cérémonies structurent la liturgie. Le sūtra est étudié et récité dans les monastères.
Les fêtes et les sessions d’étude rassemblent les fidèles. Les retraites et les transmissions doctrinales marquent les étapes. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale.
Les récitations de sūtras comptent parmi les pratiques courantes.
DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES
La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas structure la piété. Les pèlerinages vers les grands lieux du Mahāyāna unissent marche et prière.
Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
- IIIe–IVe s. — composition.
- Ve s. — traduction de Guṇ abhadra.
- VIIe s. — traduction de Xuanzang.
- Aujourd’hui —
- sūtra étudié.
SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Sūtra de Laṅkā vatāra lui-même, ses traductions chinoises et tibétaines, et ses commentaires forment le cœur de la tradition.
Il s’inscrit dans le corpus des sūtras mahāyā na de la conscience et de la nature de bouddha.
REPÈRES
- Laṅkā vatāra —
- Sūtra.
- Mahāmati —
- Bodhisattva.
- Laṅkā —
- Île.
- Guṇ abhadra —
- Traducteur.
- Tathā gatagarbha —
- Nature.
NOTIONS CLÉS
- Esprit seul —
- Vue.
- Non-dualité —
- Vue.
- Nature de bouddha —
- Doctrine.
- Vacuité —
- Nature.
- Éveil —
- But.
LE GRAND VOYAGE
Le Laṅkā vatāra voyagea de l’Inde à la Chine, au Japon et au Tibet, inspirant le Yogācāra, le Chan/Zen et les traditions himalayennes.
Il demeure un texte majeur de la pensée mahāyāna.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Figure du sūtra. Mahāmati.
Traducteurs. Guṇ abhadra, Xuanzang.
Influence. Yogācāra, Chan, bouddhisme tibétain.
LANGUES ET ÉCRITURES
Le sūtra est conservé en sanskrit, chinois et tibétain, et traduit en de nombreuses langues modernes. Sa complexité a suscité de nombreux commentaires.
SŪTRA DE LAṄKĀVATĀRA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec le Yogācāra. Le sūtra est une de ses sources majeures.
Avec le Chan/Zen. Il inspira profondément ces traditions.
Avec le Tibet. Il nourrit la pensée de la nature de bouddha.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
- Laṅkā vatāra —
- Sūtra.
- Cittamātra —
- Esprit seul.
- Tathā gatagarbha —
- Nature de bouddha.
- Advaya —
- Non-deux.
- Mahāmati —
- Bodhisattva.
- Vijñāna —
- Conscience.
- Vacuité —
- Nature.
- Mahāyāna —
- Voie.
À RETENIR
Le Sūtra de Laṅkā vatāra, texte mahāyāna majeur, enseigne l’« esprit seul », la non-dualité et la nature de bouddha. Source du Yogācāra et inspirateur du Chan/Zen, il compte parmi les grands sūtras du bouddhisme du Nord.
MOTS ASSOCIÉS
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Aliénor & Alain Delaporte-Digard