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Dictionnaire des Traditions Bouddhiques

SŪTRA DU DIAMANT

वज्रेदका — « le s ū tra qui coupe comme le diamant »

वज्रेदका — « le s ū tra qui coupe comme le diamant »

Repères Fondamentaux

Fiche de Synthèse Doctrinale

NATURE
Sūtra
NOM
Vajracchedik ā
ORIGINE
ET TRANSMISSION

TEXTE · MAH Ā Y Ā NA · PRAJÑ Ā P Ā RAMIT Ā · NON-ATTACHEMENT DI-00097 SŪTRA DU DIAMANT वज्रेदका — « le s ū tra qui coupe comme le diamant » Le Sūtra du Diamant (Vajracchedik ā ) est un s ū tra de la Prajñ ā p ā ramit ā qui enseigne la sagesse tranchante et l’absence d’attachement. Il est célèbre pour la formule « un bodhisattva n’est pas un bodhisattva ». ÉCOLE Mahāyāna FAMILLE Prajñ ā p ā ramit ā IDÉE non-attachement TRAITS paradoxes · don TRADUCTION Kum ā raj ī va · Xuanzang DIFFUSION Asie de l’Est

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LA SAGESSE QUI COUPE

Le Sūtra du Diamant tient son nom de la sagesse qui tranche les illusions comme le diamant coupe tout. Il enseigne l’absence d’attachement et de signe, dans une série de formulations paradoxales célèbres. Très lu en Asie de l’Est, il est l’un des grands s ū tras de la sagesse. Le Sūtra du Diamant (Vajracchedik ā Prajñ ā p ā ramit ā ) est un s ū tra mahāy ā na de la famille de la Prajñ ā p ā ramit ā , composé en Inde. Son nom désigne la sagesse qui coupe les illusions comme un diamant. Il se présente comme un dialogue entre le Bouddha et le moine Subh ū ti, où le Bouddha enseigne le don sans attachement, l’absence de soi et de signe, et l’impossibilité de s’attacher à une doctrine. Il fut traduit plusieurs fois en chinois, notamment par Kum ā raj ī va et Xuanzang, et connut une immense diffusion en Asie de l’Est, notamment au Japon, où il est étudié et récité. Sa transmission repose sur la récitation, les commentaires et les liturgies, en chinois, tibétain et dans de nombreuses langues modernes. UN S Ū TRA EN PARADOXES Le Sūtra du Diamant avance par formulations paradoxales — « ce qui est appelé X n’est pas X, c’est pourquoi on l’appelle X » — pour dissoudre les attachements. Cette méthode en fait un texte à la fois déroutant et profond.

SŪTRA DU DIAMANT

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LE DON SANS ATTACHEMENT

Le Bouddha enseigne qu’un don n’est parfait que s’il est fait sans attachement à la forme, au soi ou au mérite. Donner librement, sans compter, est la pratique du bodhisattva. NON-SOI ET NON-SIGNE Le s ū tra insiste sur l’absence de soi et de signe : celui qui s’attache à un soi ou à une marque n’est pas un vrai bodhisattva. Cette vue dissout toute fixation. SUBH Ū TI Disciple interlocuteur du s ū tra, il pose les questions qui suscitent l’enseignement du Bouddha.

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LES PARADOXES

« Un bodhisattva n’est pas un bodhisattva » : ces formulations coupent les attachements conceptuels, révélant la vacuité des noms.

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LA VÉRITÉ DU NOM

Les choses ne sont pas ce que leurs noms suggèrent : le langage est conventionnel, sans prise sur l’ultime. Cette analyse rappelle le Madhyamaka.

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LE MÉRITE

Le s ū tra évalue le mérite de la compréhension et de la récitation : il dépasse tout don matériel. La sagesse est le don suprême.

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UNE DIFFUSION IMMENSE

Traduit en chinois par Kum ā raj ī va, il devint l’un des textes les plus lus de l’Asie de l’Est, étudié dans les monastères et vénéré comme protecteur. Au XXe siècle, sa diffusion s’étendit à l’Occident.

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LE DON SANS ATTACHEMENT

Le Bouddha enseigne qu’un don n’est parfait que s’il est fait sans attachement à la forme, au soi ou au mérite. Donner librement, sans compter, est la pratique du bodhisattva, et la sagesse est le don suprême. NON-SOI ET NON-SIGNE Le s ū tra insiste sur l’absence de soi et de signe : celui qui s’attache à un soi ou à une marque n’est pas un vrai bodhisattva. Cette vue dissout toute fixation, y compris celle aux enseignements eux-mêmes.

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LES PARADOXES

Le s ū tra avance par formulations paradoxales — « ce qui est appelé X n’est pas X, c’est pourquoi on l’appelle X » — pour dissoudre les attachements. Cette méthode en fait un texte à la fois déroutant et profond, où le langage se retourne contre ses propres prises. Traduit en chinois par Kum ā raj ī va, il devint l’un des textes les plus lus de l’Asie de l’Est, étudié et vénéré comme protecteur. Au XXe siècle, sa diffusion s’étendit à l’Occident, où il reste un classique de la sagesse bouddhique. Le Sūtra du Diamant interroge la pratique du don : donner sans s’attacher à la forme, au soi, ni au mérite, est la perfection. Il enseigne que la sagesse tranche les illusions « comme le diamant », en déjouant toute prise conceptuelle. Ses formulations paradoxales — « ce qui est appelé X n’est pas X » — dissolvent les attachements, y compris aux mots de l’enseignement. Le Bouddha y dialogue avec Subh ū ti sur l’éveil, la bouddhéité et le mérite d’une seule stance comprise. Récité en Asie de l’Est et particulièrement étudié par le Chan et le Zen, il reste un grand classique de la sagesse. Le s ū tra souligne que même les enseignements sont des radeaux à abandonner une fois la rive atteinte. Sa pratique associe récitation, étude et don sans attachement, au cœur de la voie du bodhisattva. Étudié par le Chan et le Zen, il demeure un sommet de la littérature de la sagesse. Le Sūtra du Diamant enseigne le don sans attachement et la sagesse qui tranche les illusions. Ses formulations paradoxales dissolvent les prises conceptuelles. Étudié par le Chan et le Zen, il demeure un grand classique de la sagesse. Le s ū tra enseigne que le don parfait est fait sans attachement. Il souligne l’absence de soi et de signe dans toute pratique. Il compte parmi les textes les plus étudiés du bouddhisme d’Asie de l’Est.

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LES PRATIQUES

Récitation, méditation sur la vacuité et pratique du don sans attachement composent l’application du s ū tra. L’étude de ses paradoxes nourrit la réflexion.

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LES RITES

La récitation du Sūtra du Diamant, les offrandes et les cérémonies structurent la liturgie, notamment en Asie de l’Est. Il est récité lors des fêtes et des rites funéraires. Les sessions de méditation et les retraites le commencent ou le concluent. La récitation est tenue pour méritoire et protectrice. La dévotion aux bouddhas et aux bodhisattvas y occupe une place centrale. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion structure la piété. Les pèlerinages vers les grands lieux du Mahāyāna unissent marche et prière. Les retraites et les sessions de méditation composent la pratique intensive.

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REPÈRES CHRONOLOGIQUES

Ier–IVe s. — composition. IVe s. — traduction de Kum ā raj ī va. VIIe s. — traduction de Xuanzang. Aujourd’hui — textes mondial.

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LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE

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LES GRANDS TEXTES

Le Sūtra du Diamant lui-même, ses traductions chinoises et ses commentaires — notamment ceux de Kum ā raj ī va et des maîtres est- asiatiques — forment le cœur de la tradition. Il s’inscrit dans le corpus de la Prajñ ā p ā ramit ā .

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REPÈRES

Vajracchedik ā — Sūtra. Subh ū ti — Disciple. Kum ā raj ī va — Traducteur. Don — Pratique. Non-soi — Vue.

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NOTIONS CLÉS

Vacuité — Nature. Attachement — Obstacle. Signe — Marque. Paradoxe — Méthode. Mérite — Sagesse.

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LE GRAND VOYAGE

Du Tibet à la Chine, la Corée et le Japon, le Sūtra du Diamant fut intensément étudié et récité. Il inspira commentaires, arts et pratiques. Il demeure l’un des s ū tras de sagesse les plus lus au monde.

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FIGURES ET TRANSMISSIONS

Figure du s ū tra. Subh ū ti. Traductions. Kum ā raj ī va, Xuanzang. Diffusion. L’Asie de l’Est et le monde moderne.

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LANGUES ET ÉCRITURES

Le s ū tra est conservé en sanskrit, chinois et tibétain, et traduit dans de nombreuses langues. Sa diffusion s’appuie surtout sur les versions et commentaires chinois.

SŪTRA DU DIAMANT

RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR

RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS

Avec la Prajñ ā p ā ramit ā . Le Sūtra du Diamant en est un texte majeur. Avec le Madhyamaka. Il exprime la vacuité et le non-attachement. Avec le Zen/Chan. Il est particulièrement étudié et récité dans ces traditions.

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VOCABULAIRE À CONNAÎTRE

Vajracchedik ā — Sūtra. Subh ū ti — Disciple. Vajra — Diamant. D ā na — Don. An ā tman — Non-soi. Lak ṣ a ṇ a — Signe. Ś ū nyat ā — Vacuité. Mérite — Pratique.

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À RETENIR

Le Sūtra du Diamant, s ū tra de la Prajñ ā p ā ramit ā , enseigne la sagesse tranchante et l’absence d’attachement par des formulations paradoxales. Très lu en Asie de l’Est, il compte parmi les grands s ū tras de la sagesse.

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MOTS ASSOCIÉS

Sūtra du Diamant · Vajracchedik ā · Subh ū ti · Kum ā raj ī va · d ā na · non-soi · ś ū nyat ā · Prajñ ā p ā ramit ā

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RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE

Voir aussi : PRAJÑ Ā P Ā RAMIT Ā · S Ū TRA DU CŒUR · CHAN · ZEN · VACUITÉ. Aliénor & Alain Delaporte-Digard