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Dictionnaire des Traditions Bouddhiques

ABHAYAGIRI

අභයගිරි — « la colline d’Abhaya »

අභයගිරි — « la colline d’Abhaya »

Repères Fondamentaux

Fiche de Synthèse Doctrinale

NATURE
Monastère et courant
FONDATEUR
Vattagāmaṇī Abhaya
ORIGINE
ET TRANSMISSION
01

ABHAYAGIRI

අභයගිරි
—
« la colline d’Abhaya »

L’Abhayagiri est un grand monastère d’Anurādhapura, au Sri Lanka, et l’un des courants majeurs du bouddhisme ancien de l’île. Ouvert aux apports du Mahāyāna et du tantrisme, il fut un foyer savant et international.

LIEU Anurādhapura, Sri Lanka

FONDATION IIe s. av. J.-C.

TRAITS ouverture au Mahāyāna RIVAL Mahāvihāra ÉCOLE Abhayagirivāsin GRANDEUR jusqu’au XIIe s.

LE GRAND RIVAL DE LA MAHĀ VIHĀ RA

Fondé au IIe siècle av. J.-C., l’Abhayagiri devint le second grand monastère d’Anurādhapura et le principal concurrent de la Mahāvihāra.

Ouvert aux influences mahāyāna et tantriques venues de l’Inde, il développa une tradition savante et cosmopolite, active près de mille ans.

Son héritage illustre la diversité du bouddhisme sri-lankais ancien.

Selon la tradition, l’Abhayagiri est fondé au IIe siècle av. J.-C. sous le roi Vattagāmaṇī Abhaya. Il grandit comme centre d’étude et accueillit des courants extérieurs, notamment mahāyāna, venus d’Inde.

Rival de la Mahāvihāra, l’Abhayagiri entretint des échanges avec l’Inde et joua un rôle diplomatique et intellectuel. Son école, l’Abhayagirivāsin, constitua l’une des principales branches du bouddhisme sri-lankais.

Il fut un carrefour savant : on y cultivait l’étude, la traduction et le débat, et des lettrés de passage y apportaient textes et idées. Cette ouverture fit sa singularité dans une île majoritairement theravāda.

Au XIIe siècle, la réunification du saṅgha sous l’autorité de la Mahāvihāramit fin à son autonomie institutionnelle, et son école fut absorbée.

02

UN FOYER SAVANT ET OUVERT

Rival de la Mahāvihāra, l’Abhayagiri entretint des échanges avec l’Inde et joua un rôle diplomatique et intellectuel. Son école, l’Abhayagirivāsin, compta jusqu’à sa disparition au XIIe siècle.

Son ouverture au Mahāyāna en fit un cas remarquable dans l’histoire du bouddhisme de l’île.

03

UNE TRADITION OUVERTE

L’Abhayagiri se distingue par son ouverture au Mahāyāna et aux courants tantriques, sans renoncer au Theravāda. Cette porosité en fit un lieu de rencontre doctrinal.

Des textes mahāyāna y circulèrent, témoignant de la richesse du bouddhisme sri-lankais ancien.

DÉBAT AVEC LA MAHĀ VIHĀ RA

Face à l’orthodoxie de la Mahāvihāra, l’Abhayagiri défendit une autre interprétation et une autre organisation du saṅgha, nourrissant débats et rivalités.

Ces tensions structurèrent l’histoire religieuse de l’île pendant près d’un millénaire.

04

INFLUENCES EXTÉRIEURES

Les échanges avec l’Inde y firent circuler textes et idées du Mahāyāna, voire des éléments tantriques.

05

SAVOIR ET BIBLIOTHÈQUE

Le monastère fut un centre d’étude et de traduction, accueillant des lettrés de passage.

06

UNE ÉCOLE DURABLE

L’Abhayagirivāsin constitua l’une des principales branches du bouddhisme sri-lankais jusqu’à son absorption par la Mahāvihāra au XIIe siècle.

Son histoire éclaire la diversité des courants du bouddhisme ancien de l’île.

07

ÉTUDE ET DÉBAT

L’Abhayagiri cultivait l’étude du canon et des textes venus d’ailleurs, ainsi que le débat doctrinal.

Cette culture savante en fit un centre intellectuel de premier plan.

08

LE BOUDDHISME ET LE POUVOIR

Comme la Mahāvihāra, l’Abhayagiri fut lié aux rois et aux affaires du royaume, ce qui explique en partie sa rivalité avec le monastère voisin.

La réunification du saṅgha au XIIe siècle marqua le triomphe de la Mahāvihāra.

09

UN CARREFOUR SAVANT

L’Abhayagiri fut un centre d’étude et de traduction, accueillant des lettrés de passage et des textes venus d’Inde.

On y cultivait le débat et l’exégèse, dans une ouverture qui tranchait avec l’orthodoxie de la Mahāvihāra.

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UNE ÉCOLE DURABLE

L’Abhayagirivāsin constitua l’une des principales branches du bouddhisme sri-lankais pendant près d’un millénaire.

Son ouverture au Mahāyāna et aux apports indiens fit sa singularité, jusqu’à son absorption par la Mahāvihāra au XIIe siècle.

11

UNE TRADITION OUVERTE

L’Abhayagiri se distingue par son ouverture au Mahāyāna et aux courants tantriques, sans renoncer au Theravāda.

Des textes mahāyāna y circulèrent, témoignant de la richesse et de la diversité du bouddhisme sri-lankais ancien.

Rival de la Mahāvihāra, l’Abhayagiri défendit une autre interprétation et une autre organisation du saṅgha, nourrissant débats et tension sur près d’un millénaire.

Il joua aussi un rôle diplomatique et intellectuel, recevant lettrés et textes de passage, et entretenant des liens avec l’Inde et au-delà.

Au XIIe siècle, la réunification du saṅgha sous l’autorité de la Mahāvihāramit fin à son autonomie, et son école fut absorbée.

Son histoire éclaire pourtant la pluralité du bouddhisme ancien de l’île, et rappelle que le Theravāda y cohabita longtemps avec d’autres courants.

L’Abhayagiri cultiva le canon pāli, mais aussi des textes sanskrits et mahāyāna, ce qui le distinguait de l’orthodoxie voisine.

Ces échanges en firent un laboratoire doctrinal, où circulèrent des idées venues d’Inde et parfois plus loin.

Aujourd’hui site archéologique majeur d’Anurādhapura, l’Abhayagiri conserve les traces de son grand stūpa et de ses bâtiments.

Son histoire rappelle la diversité du bouddhisme ancien de l’île et la porosité entre Theravāda et Mahāyāna à cette époque.

L’Abhayagiri resta un foyer savant et ouvert pendant près d’un millénaire.

Son école, l’Abhayagirivāsin, fut l’une des principales du bouddhisme sri-lankais ancien.

Son ouverture au Mahāyānafit sa singularité, jusqu’à son absorption par la Mahāvihāra.

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LES PRATIQUES

Étude, discipline et méditation structuraient la vie du monastère, enrichies par des pratiques dévotionnelles et des rituels venus d’autres courants.

Les moines cultivaient l’étude du canon, le commentaire et la méditation, dans un cadre monastique régulier.

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LES RITES

Les rites d’ordination, l’uposatha, les offrandes et les récitations structurent la liturgie. Le culte des reliques et des stū pas y tenait une place importante, comme dans les autres grands monastères d’Anurādhapura.

Les cérémonies du monastère et les pèlerinages vers ses stū pas rythmaient la vie religieuse. Les influences mahāyāna y ajoutaient des dévotions particulières.

Les fêtes du Bouddha et les observances de la communauté marquaient l’année monastique.

DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES

La dévotion aux reliques et aux images structure la piété. Les pèlerinages vers le monastère et ses monuments unissaient marche et prière.

Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique des moines.

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REPÈRES CHRONOLOGIQUES

IIe s. av. J.-C.
—
fondation.
Ier millénaire
—
foyer savant.
  1. XIIe s. — absorption par la Mahāvihāra.
Aujourd’hui
—
site archéologique.
15

ABHAYAGIRI

LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE

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LES GRANDS TEXTES

L’Abhayagiri cultivait le canon pāli, mais aussi des textes sanskrits et mahāyāna, ce qui le distinguait de l’orthodoxie de la Mahāvihāra.

Les traités, commentaires et traductions, notamment venus d’Inde, y circulaient, alimentant l’étude et le débat.

17

REPÈRES

Abhayagiri
—
Monastère.
Anurādhapura
—
Ville.
Vattagāmaṇī
—
Fondateur.
Abhayagirivāsin
—
École.
Mahāvihāra
—
Rival.
18

NOTIONS CLÉS

Ouverture
—
Mahāyāna.
Rivalité
—
Mahāvihāra.
Étude
—
Savoir.
Saṅgha
—
Communauté.
Influences
—
Inde.
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LE GRAND VOYAGE

L’Abhayagiri fut un carrefour entre le Sri Lanka et l’Inde : savants et textes y circulèrent, apportant des éléments mahāyāna et tantriques au bouddhisme de l’île.

Son histoire éclaire les échanges intellectuels de l’Asie du Sud bouddhique.

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FIGURES ET TRANSMISSIONS

Fondation. Vattagāmaṇī Abhaya.

Courant. L’école Abhayagirivāsin.

Rival. La Mahāvihāra.

21

LANGUES ET ÉCRITURES

Le monastère travaillait en pāli et en singhalais, et accueillait des textes sanskrits, reflet de son ouverture aux apports indiens.

22

ABHAYAGIRI

RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR

RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS

Avec la Mahāvihāra. Ce fut son grand rival au sein du bouddhisme sri-lankais.

Avec le Mahāyāna. L’Abhayagiri en accueillit des textes et des idées, fait notable dans une île theravāda.

Avec le Jetavana. Un troisième courant d’Anurādhapura complète ce paysage.

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VOCABULAIRE À CONNAÎTRE

Abhayagiri
—
Monastère.
Vattagāmaṇī
—
Roi fondateur.
Abhayagirivāsin
—
École.
Mahāvihāra
—
Rival.
Anurādhapura
—
Capitale.
Mahāyāna
—
Influence.
Pāli
—
Langue.
Sanskrit
—
Langue.
24

À RETENIR

L’Abhayagiri, grand monastère d’Anurādhapura, fut le principal rival de la Mahāvihāra. Ouvert au Mahāyāna, il constitua un foyer savant et cosmopolite du bouddhisme sri-lankais ancien.

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MOTS ASSOCIÉS

AbhayagiriAnurādhapuraVattagāmaṇī AbhayaAbhayagirivāsinMahāvihāraJetavanaMahāyānaSri Lanka
26

RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE

MAHĀ VIHĀ RAJETAVANABOUDDHISME THERAVĀDA DU SRI LANKAANURĀDHAPURAMAHĀYĀNATHERAVĀDA.

Aliénor & Alain Delaporte-Digard