KADAMPA
བཀའ་གདམས་པ — « ceux qui enseignent par la parole »
བཀའ་གདམས་པ — « ceux qui enseignent par la parole »
ÉCOLE · TIBET · XI<sup>e</sup> SIÈCLE · LAMDRÉ DI-00075
KADAMPA
བཀའ་གདམས་པ — « ceux qui enseignent par la parole » Le Kadampa est une école du bouddhisme tibétain née de l’enseignement d’At ī ś a et fondée par son disciple Dromtönpa au XIe siècle. Réputée pour sa discipline et le lamdré, elle prépara les Gelug. FONDATION XIe siècle SOURCE At ī ś a TRAITS lamdré · discipline MONASTÈRE Radreng HÉRITAGE Gelug
L’ÉCOLE DE LA PAROLE
Le Kadampa naît de la transmission d’At ī ś a par son disciple Dromtönpa : une école simple, disciplinée, vouée au chemin gradué. Ses moines, réputés pour leur modestie et leur étude, donnèrent au bouddhisme tibétain un modèle de vie monastique. Son héritage se prolongea dans le mouvement Gelug. L’école Kadampa, « ceux qui enseignent par la parole », naquit au XIe siècle de l’enseignement d’At ī ś a et de son principal disciple Dromtönpa, qui fonda le monastère de Radreng. Elle se voulait l’héritière directe de la tradition indienne, centrée sur la discipline, l’étude et le chemin gradué (lamdré). Ses moines étaient réputés pour leur simplicité et leur observance stricte. D’autres maîtres et monastères prolongèrent la tradition, qui compta plusieurs lignées et devint une des principales écoles du bouddhisme tibétain. Au XIVe siècle, Tsongkhapa, formé dans cet héritage, fonda le Gelug, qui en reprit et développa les enseignements, notamment le lamdré.
UNE ÉCOLE DE DISCIPLINE
Le Kadampa est associé à la modestie, à l’étude et à l’observance des vœux. Ses maîtres privilégiaient la pratique sur l’ostentation. Cet idéal marqua durablement le monachisme tibétain.
LE CHEMIN GRADUÉ
Le Kadampa fait du lamdré — les étapes du chemin — le cœur de son enseignement, hérité d’At ī ś a. Il organise la pratique selon les capacités, du renoncement à l’esprit d’éveil et à la vue de la vacuité. TROIS VŒUX L’école articule les vœux de libération individuelle, de bodhisattva et tantriques, en insistant sur l’éthique comme base. Cette articulation devint classique dans le bouddhisme tibétain.
RADRENG
Monastère fondé par Dromtönpa, il fut le premier grand centre du Kadampa et le lieu de sa transmission.
LES TEXTES KADAMPA
Les maîtres kadampa composèrent des recueils d’instructions et des récits, comme la célèbre « Guirlande de pierres précieuses » et les « Paroles de mes maîtres ».
DÉVOTION ET ÉTHIQUE
Le Kadampa accorde une place importante à la dévotion au maître et aux bouddhas, ainsi qu’à l’éthique quotidienne. La pratique se veut humble et constante.
ÉTUDE ET MÉDITATION
L’école unit l’étude des textes à la méditation du chemin, dans un équilibre caractéristique. Ses maîtres étaient à la fois érudits et contemplatifs.
UN HÉRITAGE
L’héritage kadampa se retrouve dans les Gelug et, plus largement, dans le bouddhisme tibétain. Ses idéaux d’humilité et de discipline demeurent une référence. LE CHEMIN GRADUÉ ET LES VŒUX Le Kadampa fait du lamdré le cœur de son enseignement, hérité d’At ī ś a, et articule les vœux de libération, de bodhisattva et tantriques. L’éthique y est la base de toute progression, et la pratique se veut humble et constante.
DÉVOTION ET ÉRUDITION
L’école accorde une place importante à la dévotion au maître et aux bouddhas, ainsi qu’à l’étude des textes et à la méditation du chemin. Ses maîtres, à la fois érudits et contemplatifs, composèrent des recueils d’instructions spirituelles qui marquèrent le bouddhisme tibétain.
LE CHEMIN GRADUÉ
Le Kadampa fait du lamdré le cœur de son enseignement, hérité d’At ī ś a, et organise la pratique selon les capacités du disciple. Le renoncement, l’esprit d’éveil et la vue de la vacuité y forment les étapes majeures du chemin. L’école articule les vœux de libération, de bodhisattva et tantriques, en insistant sur l’éthique comme base de toute progression. La dévotion au maître et aux bouddhas y tient une place importante, soutenant la pratique humble et constante. Les maîtres kadampa composèrent des recueils d’instructions spirituelles, comme la « Guirlande de pierres précieuses » et les « Paroles de mes maîtres ». Ces textes nourrirent le lamdré et, plus tard, la littérature des Gelug, dont ils préparent la synthèse.
LE CHEMIN GRADUÉ KADAMPA
Le Kadampa, « ceux qui enseignent par la parole », naît au XIe siècle de l’enseignement d’At ī ś a et de Dromtönpa. Il fait du lamdré le cœur de son enseignement, organisant la pratique selon les capacités du disciple. L’école articule les vœux de libération, de bodhisattva et tantriques, en insistant sur l’éthique. La dévotion au maître et aux bouddhas soutient une pratique humble et constante. Ses maîtres composèrent des recueils d’instructions spirituelles, nourrissant le lamdré. Le monastère de Radreng fut son premier grand centre. Son héritage se prolongea dans les Gelug de Tsongkhapa. Le Kadampa prolongea l’enseignement d’At ī ś a, centré sur le lamdré et la discipline. Ses maîtres composèrent des recueils d’instructions spirituelles, nourrissant le bouddhisme tibétain. Son héritage se poursuivit dans les Gelug de Tsongkhapa.
LES PRATIQUES
Méditation, étude, observance des vœux et récitation composent la pratique, centrée sur le chemin gradué. La simplicité de vie et la dévotion en sont les marques.
LES RITES
Les offrandes, les récitations et les cérémonies des vœux structurent la liturgie. Les fêtes et les sessions d’enseignement rassemblent les communautés. Les retraites et les transmissions orales marquent les étapes de la pratique. La dévotion aux maîtres de la lignée y occupe une place centrale. Les rites de la vie et les bénédictions accompagnent les fidèles. DÉVOTION, RETRAITES ET PÈLERINAGES La dévotion structure la piété. Les pèlerinages vers Radreng et les monastères de la tradition unissent marche et prière. Les retraites et les sessions d’étude composent la pratique intensive.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
XIe s. — fondation par Dromtönpa. XIe–XIIIe s. — essor. XIVe s. — héritage gelug. Aujourd’hui — lignée vivante.
KADAMPA
LES GRANDS TEXTES · LE GRAND VOYAGE
LES GRANDS TEXTES
Le Kadampa s’appuie sur l’œuvre d’At ī ś a, notamment la Lumière du chemin de l’éveil, et sur les écrits de ses maîtres, comme les recueils d’instructions spirituelles. Ces textes ont nourri le lamdré et la littérature tibétaine du chemin.
REPÈRES
Kadampa — École. At ī ś a — Source. Dromtönpa — Fondateur. Radreng — Monastère. Lamdré — Étapes.
NOTIONS CLÉS
Vœux — Éthique. Dévotion — Maître. Étude — Textes. Discipline — Idéal. Bodhicitta — Esprit d’éveil.
LE GRAND VOYAGE
L’enseignement kadampa, centré sur le chemin gradué, essaima dans tout le Tibet et inspira les grandes écoles, notamment les Gelug. Il demeure une référence du monachisme tibétain.
FIGURES ET TRANSMISSIONS
Source. At ī ś a. Fondateur. Dromtönpa. Héritage. Tsongkhapa et les Gelug.
LANGUES ET ÉCRITURES
Les textes kadampa sont en tibétain classique et nourrissent la littérature du lamdré. Leur influence se prolonge dans les écoles tibétaines jusqu’à aujourd’hui.
KADAMPA
RELATIONS · VOCABULAIRE · À RETENIR
RELATIONS AVEC LES AUTRES TRADITIONS
Avec At ī ś a. Le Kadampa est l’héritier direct de son enseignement. Avec les Gelug. Tsongkhapa, formé dans cet héritage, en développa les enseignements. Avec les autres écoles. Le Kadampa partage avec elles le lamdré et la discipline.
VOCABULAIRE À CONNAÎTRE
Kadampa — École. At ī ś a — Maître. Dromtönpa — Fondateur. Radreng — Monastère. Lamdré — Étapes. Vœux — Éthique. Bodhicitta — Esprit d’éveil. Gelug — Héritage.
À RETENIR
Le Kadampa, école du bouddhisme tibétain née au XIe siècle de l’enseignement d’At ī ś a et fondée par Dromtönpa, est réputé pour sa discipline et le lamdré. Son héritage se prolonge dans les Gelug.
MOTS ASSOCIÉS
Kadampa · At ī ś a · Dromtönpa · Radreng · lamdré · vœux · Gelug · discipline
RENVOIS DANS LE DICTIONNAIRE
Voir aussi : AT Ī Ś A · LAMDRÉ · GELUG · TSONGKHAPA · TIBET. Aliénor & Alain Delaporte-Digard