Le yoga sur le chemin de la Bouddhéité
Depuis 58 ans, Aliénor et Alain Delaporte-Digard cheminent à la rencontre des philosophies, des pratiques corporelles et des traditions ancestrales. Leur parcours s’est construit dans la pratique quotidienne, l’étude, l’enseignement et la recherche, avec une même question au cœur de leur démarche :
Comment rendre les bienfaits du yoga accessibles à chacun, quelles que soient son histoire, son âge ou ses capacités physiques ?
Au fil des décennies, ils ont étudié et enseigné de nombreuses approches : Hatha Yoga, Raja Yoga, yoga irano-égyptien, Oki Yoga japonais, ainsi que des pratiques adaptées aux femmes enceintes, aux enfants et aux familles. Ils ont également développé des expériences en milieu hospitalier, en psychiatrie, et à l’école auprès d’enfants de milieux défavorisés. Leur recherche s’est nourrie du Qi Gong et du Taï Ji.
« Il ne s’agit pas de demander à chacun de s’adapter au yoga. Il s’agit de faire en sorte que le yoga puisse s’adapter à chacun. »
La profondeur d'une pratique ne dépend pas de sa complexité. Une pratique peut être très simple et pourtant transformer profondément la manière dont nous habitons notre corps, notre souffle et notre esprit.
Ce Yoga est une formulation d'une pleine cohérence spirituelle et linguistique. L'alliance de ces trois termes crée une progression naturelle :
L'attelage, l'union et la reliance. Relier le corps, le souffle et la conscience sans dispersion.
La présence attentive, la vigilance nue et la conscience du présent (Mahāsatipaṭṭhāna Sutta), sans jugement ni saisie.
La sérénité profonde et la paix intérieure. L'attention juste (Sammā-sati) débouche naturellement sur la tranquillité (Passaddhi) et la paix.
Inspiré de Kāyānupassanā. La posture n'est ni une performance mécanique ni une recherche esthétique, mais un laboratoire somatique. On y entre par la conscience des sensations pures (pression, chaleur, gravité, étirement) pour mobiliser la proprioception et réguler le système nerveux autonome.
L'union de la maîtrise du souffle (Prāṇāyāma) et de l'attention à l'inspire et à l'expire (Ānāpānasati). Des rythmes respiratoires précis pour apaiser le rythme cardiaque et réguler le nerf vague (vagal ventral).
Citta (le cœur-esprit) et Bhāvanā (la culture intérieure). Durant l'immobilité dans la posture, l'attention observe l'apparition et la disparition des résistances mentales et émotions, appliquant l'impermanence (Anicca) au cœur même de l'expérience corporelle.
L'aboutissement de la séance en assise (zazen ou posture traditionnelle). Les tensions résiduelles s'éteignent (Passaddhi), laissant place à la clarté, à la bienveillance (Mettā) et à l'équanimité (Upekkhā).
Prise de contact avec le sol, scan corporel et prise de conscience du corps tel qu'il est, sans s'y identifier (Anattā).
Enchaînements et postures statiques axés sur la précision anatomique et l'économie d'effort. L'énergie (Vīriya) est déployée sans tension inutile.
Travail respiratoire guidé visant la régulation physiologique et la stabilisation de la conscience.
Silence, méditation vipassanā en assise, intégration profonde de la paix intérieure.
Consultez ci-dessous le manifeste complet « Yoga Sati Santi — Le yoga sur le chemin de la Bouddhéité » rédigé par Alain Delaporte-Digard, ou téléchargez-le pour votre pratique :